ARTICLES PARUS:

 35- Mythe N° 7 : Les « seniors » sont incapables de travailler en équipes.

34- Fixer des objectifs, c’est bien. Les réussir c’est mieux

33- Faisons un effort de rédaction

32- Mythe N°6: Les « seniors » sont trop chers par rapport aux jeunes

31- Chacun est libre de ses croyances.

30- Mythe N° 5 : Les « seniors » jouent un rôle marginal dans nos entreprises

 29- Que faire pour abnticiper le changement?

28. Qu’est-ce qu’on entend par altération des fonctions cognitives ? 

27. Adultes et enfants n’apprennent pas de la même façon

26- Quels sont les effets du vieillissement sur le système nerveux?

25. Mythe N° 4 : Les « seniors » sont une charge pour leur entourage.

24. Mythes N°3. Les seniors n'apprennent rien de nouveau

23;Mythes N°2: Les seniors n'ont pas de mémoire, ils oublient tout

22.Mythes N°1: Les seniors sont fragiles et se mettent plus souvent en arrêt maladie

21.Les mythes qui reviennent sans arrêt en parlant des "seniors"

20.Au moment d'agir, il n'y a plus personne

19. L'intelligence de construire à deux

18.Du lièvreou de la tortue, qui parierait surla vitoire de la tortue?

17.Plus intelligent que la testostérone16.L'intelligence placebo15.Pourquoi souffrir?

14. A quel âge devient-on vieux?

13".Differentiate or die"

12.Priorité àl'action dans un monde de plus en plus exigeant

11.Les religionsnechanent pas; seuls les hommes changent

10.A quel âge devient-on "senior"?

9.Mythes qui enferment et isolent les "seniors" introduction8: I have a dream"

7.Plus jeune et plus facileà impressionner

6.Des roses pour Marlène5.Un objectif, nous adapte

r4.Suffisamment intelligents pour être heureux

3.Ecouter d'abord pour comprendre avant d'agir

2.Notre valeurdépend de notre capacité à  échanger

1.Ne refusons pas la différence

 

69-  Pourquoi se rendre misérable ?

68- Les filles ingrates

67-  Jeu de mots autour du verbe « aider » 

66- N’acceptez pas l’invitation de trop

65- Le virus de l’ouverture et de la curiosité

64- « Evidence-based medicine » 

63- Alfred Binet entre en scène

62- Pour anticiper le changement

61- Le présent nous engage, le passé ne reviendra plus

60- Plus intelligents ensemble

59- Prenez conscience de la nécessité d’agir

58-,  L’arrogance rend sourd  

57- Dix points que toute personne autiste souhaiterait vous dire ©

56- Le moment où tout bascule5

55- Ce qui a été fait pour allonger notre espérance de vie

54- La mort ou le « Tchi-Tchi »

53-   Enfermons les femmes

52- L’intelligence est dans l’échange et l’interaction.

51- « Keep it simple, stupid, short

50- La créativité suppose la tolérance à l’erreur

49- Va-t-on enfin assister à la mort de la mort ?  

48- Vous n’avez pas saisi l’opportunité 

47- L’égalité des sexes va de pair avec la laïcité

46- Les minorités religieuses dans le monde arabo-musulman.

45- Mythe N° 10 : Les « seniors » sont incapables de changer 

44- Plutôt des centres de recherche que des mosquées

43- Un dénouement heureux

42-   « Redevenir petit enfant »  

41- Mythe N°9 : Les « seniors » n’auront pas le temps de profiter de leurs efforts.

40- Pas d'images pour immortaliser la montée au ciel de la Vierge  Marie.  

39- L’analyse qui s’enlise dans les détails

38- Les « seniors » sont incapables de travailler de manière soutenue et longtemps

37-   Silence, on restructure

36- La complexité est notre quotidien

 

 

 

 76-Voile au vent

 75-   La volonté d’apprendre rend l’action plus efficace

74- L'adaptation permanente invite à l'action

73- Le changement se fait- il à la même vitesse qu’hier ?

72- Peut-on échapper au vieillissement?

71- Choisissons de vivre selon nos vraies valeurs

70-   Remettre à demain aggrave les problèmes à régler

 

 

 

 

 

 

 
 
74- voile au vent 

  - Je suis de plus en plus agressée du regard à cause de mon foulard et je me demande pourquoi. 

- Ne serait-il pas vécu comme une atteinte aux valeurs de la majorité ? 

- Et pourtant je suis française comme tout le monde 

- Par ce signe, ne seriez-vous pas en train de rappeler votre différence ?

- Mais ces gens doivent comprendre ce que représente le voile pour moi

- Pour eux, votre insistance à le porter signifie que vous ne respectez pas leurs sentiments et que vous ne partagez pas leurs valeurs

-  Peut-on me le reprocher lorsqu'eux-mêmes ne respectent pas mes choix

-  Il est difficile de respecter, ceux qui vous donnent l’impression de se moquer des combats que nos femmes mènent depuis des décennies pour la liberté et l’égalité.

- Le voile me protège tout simplement

 - Il affiche clairement votre appartenance religieuse, et donc votre différence avec tous ceux et celles qui ne la partagent pas.

- Nous sommes en démocratie et j’ai le droit de faire ce que je veux y compris d’afficher mes convictions profondes

-  En démocratie, vous ne pouvez pas obliger la majorité à s’adapter à vous. C’est le contraire qui se passe.

-  Je peux tout de même demander qu’on adapte l’environnement pour tenir compte des nouveaux citoyens que je représente

- Vous ne pouvez pas revendiquer l’adaptation de la culture de la majorité à vos croyances. Nos écoles, nos entreprises et nos hôpitaux fonctionnent dans le respect de la laïcité et la règle est la même pour tous.

- C’est de l'islamophobie: ras-le-bol!

- C’est surtout la volonté de sauver l’héritage culturel que nous ont transmis Voltaire, Hugo, Pasteur, Michel-Ange, Schubert, Mozart et la liste est longue

- L’islam aussi a eu ses périodes de gloire

-   Certes, mais l’islam n’a rien produit au cours des 500 dernières années. Voulez-vous que ça s’éternise ? N’en avez- vous pas assez d’être sans arrêt dans le camp des perdants ? Aujourd’hui et en France,  l’islam  est appelé à se fondre dans la laïcité s’il veut vivre en harmonie avec les autres. Cela ne se fera pas sans réforme interne.

- Je ne fais qu’appliquer les prescriptions d’Allah

- Celles-ci ne doivent pas se limiter à aspect théâtral du port du voile. Allah est bien plus intelligent que cela.  Pour vous, l’enjeu est important ; il s’appelle cohérence avec les autres. Si un jeune se retrouve épris de vous et vous trouve intéressante ; comment doit-il s’y prendre pour ne pas se laisser encombrer par le voile ?

- Ce sont mes traditions ; à prendre ou à laisser

-Vous seriez née à Delhi, vous seriez Hindoue et vos parents vous aurez appris que rien ne surpasse leur religion. Aucune religion n’est supérieure à l’autre

-  Est-ce un appel à l’apaisement ?

-  Comme toutes les autres religions, l’islam est invité à aller à la rencontre des autres cultures et à construire autour de valeurs universelles ; y compris celles défendues par la majorité. - A quel prix ? -  Celui de la réforme  

Pierre Achard

 

 ARRETONS LES DEBATS SUR LE VOILE ISLAMIQUE

Il faut arrêter ces débats stériles et qui ne conduisent nulle part.

Tant que les musulmans eux-mêmes n’auront pas accepté la critique du Coran, et de ses concepts, il ne faut s’attendre à aucun progrès,

Tant que les musulmans affirment que leurs textes sacrés sont valables pour tous les temps et tous les lieux, ils refuseront tout changement et tout rapprochement sans manipulation verbale avec ceux qui pensent différemment.

Il faut du courage et beaucoup de conviction pour sortir du statu quo et avancer.

Ce n’est pas en les culpabilisant ou en les stigmatisant que nous les aiderons a changer.

Personne n’a le droit d’imposer à l’occident une dynamique du moyen-âge. La réforme de l’islam n’est pas optionnelle.

Descartes manque cruellement à l'islam.

Pierre Achard

 75-   La  volonté  d’apprendre  rend  l’action  plus efficace

Notre parcours dépend de ce que nous maîtrisons et de ce que nous savons faire. Nous avançons dès lors que notre savoir nous donne suffisamment confiance en nous pour prendre des initiatives et être une force de proposition et de créativité. Nous pouvons dire sans risque de nous tromper que toute réalisation suppose une volonté et une compétence. Toutes deux agissant en synergie tout au long de ce long parcours qui doit nous conduire à notre objectif.  

Volonté + Compétences= Réalisation  

Si nous avons la volonté mais pas la compétence, nos efforts ne pourront pas aboutir. Nous serons alors plongés dans une sorte d’immobilisme faute de compétence. Dans ce cas, la voie est ouverte à la frustration et aux troubles du comportement.  

Volonté + Absence de compétences = Frustrations + Comportement agressif  

Connaissant nos points faibles, nous pouvons définir ce qui manque à notre savoir et l’acquérir. Les compétences acquises faciliteront ainsi le passage à l’action et nos réalisations nous permettront alors d’échapper à la frustration de l’échec.  

Volonté + Compétences Acquises = Réalisations  

Connaissant nos lacunes et si rien n’est fait pour les compenser, un sentiment d’impuissance et d’incapacité à obtenir des résultats se construit petit à petit. Nos réalisations ne seront pas au rendez-nous. Progressivement l’échec récurrent nous conduira à l’immobilisme et à la dépression. Dans ce contexte figé, l’action ne trouve pas sa place.

  Volonté + Impuissance Apprise = Immobilisme et Dépression

Que faut-il retenir?

1.  L’action pousse sur un terrain fertile enrichi d’une volonté réelle d’aboutir : c’est la conviction.

2.  A la base de toute réussite, un minimum de savoir est nécessaire même si la population des « gagnants » n’est pas faite exclusivement d’intellectuels à fort potentiel créatif.

3.  Les compétences apprises rendent les opportunités qui se présentent à nous largement à notre portée.

4- Sans apprentissage renouvelé et malgré une volonté ferme, les obstacles seront plus difficiles à franchir.  

Pierre Achard

 74- L’ adaptation permanente  invite  à  prendre  position  donc à  agir

Lorsque les changements survenus autour de nous ne sont pas fréquents, lorsqu’ils sont isolés et non récurrents, nous pouvons prendre du temps pour nous adapter et réagir. En général, ces problèmes ne sont pas graves ; ils sont rattrapables. Malheureusement, le plus souvent les changements que nous vivons sont permanents, répétitifs, en salves plus ou moins intenses. En conséquence, le retard pris à réagir croît d’une manière exponentielle et devient si important que les efforts de rattrapage deviennent de plus en plus difficiles au fur et à mesure que le temps passe.   

-  Parce que le changement est permanent, notre adaptation doit impérativement suivre ;

-  Parce que le retard pris est difficile et dans certains cas impossibles à rattraper, l’action est obligatoire. 

-  Ces deux constats rendent l’adaptation obligatoire.:  Il n’y aura pas d’alternative si ce n’est de nous remettre au travail et de nous adapter.  

Vivre dans un environnement changeant n’est peut-être pas du goût de tous. Vivre sans tenir compte des changements qui s’opèrent en nous et autour de nous, n’est pas non plus porteur de stabilité. Dans les deux cas, nous devons agir pour faire face, retrouver un nouvel équilibre et transformer vos difficultés en opportunités d’évolution.

L’exemple qui suit permet de comparer les conséquences d’une attitude qui s’adapte au changement par rapport à celle qui ignore les nouvelles contraintes et poursuit son cours comme si de rien n’était. Jean-Pierre a été muté dans un pays étranger. Il refuse certaines coutumes locales qu’il juge incompatibles avec son éducation. Il a le choix entre deux attitudes face à sa nouvelle situation : agir et s’adapter ou au contraire conserver ses anciennes habitudes sans tenir compte de son environnement. Evidemment, les conséquences ne sont pas les mêmes.

La flexibilité entraîne plus d’ouverture et plus de tolérance de la part de ceux qui ne partagent pas exactement ses traditions. Son intransigeance au contraire rend les choses plus difficiles et, à force de résister, Jean-Pierre construit autour de lui une carapace de non-intégration qui deviendra au fil du temps infranchissable. Autant dire qu’il s’enkyste et avec le temps il ne reste plus à son entourage d’autres options que celle d’isoler puis d’éliminer le kyste que Jean-Pierre aura largement contribué à mettre en place faute d’adaptation.

Pierre Achard

« L’appétit vient en mangeant ».

1.    L’inadaptation plonge dans l’inaction et fige les protagonistes dans une guerre de tranchées sans espoir d’en sortir. L’un face à l’autre sans la moindre concession.

2.    L’adaptation à laquelle le changement donne lieu nous permet de sortir de l’immobilisme et de passer à l’action

3.    Les premiers résultats obtenus encouragent la poursuite des efforts quelle que soit la difficulté qui se présente. 

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  73-  Le  changement  se  fait- il  à  la  même  vitesse qu’hier ?

Non. Le changement s'opère beaucoup plus rapidement aujourd'hui. Autrefois,  nous étions avertis que certains paramètres étaient modifiés ou n’étaient plus conformes aux pratiques en vigueur. Nous étions invités à prendre les mesures pour nous  adapter aux nouvelles normes sans précipitation et surtout sans courir le moindre risque si le retard s’accumulait avant  notre passage à l’acte.  Ce n’est plus le cas de nos jours puisque nous disposons de moins de temps qu'hier pour réagir.  

Ce qui par le passé pouvait s'étaler dans la durée, perd de plus en plus son caractère extensible. Le temps presse. C'est pourquoi nous devons être extrêmement vigilants sur ce qui évolue autour de nous et rester suffisamment flexibles pour réagir et le faire rapidement

Certaines décisions ne peuvent plus être reportées comme elles l'étaient par le passé. Elles sont à prendre rapidement, pour que notre adaptation se fasse à la vitesse du changement qui s'opère autour de nous.  Lorsque les données sont suffisantes pour prendre notre décision, il faut la prendre en acceptant un niveau de risque calculable et sans attendre d’avoir à portée de mains la totalité des données pour décider.  

Dans cette course à l’adaptation permanente, nous sommes parfois face à des problèmes difficiles à régler. Les décisions à prendre ne sont pas évidentes. Elles nous engagent et leurs conséquences ne sont pas forcément à notre avantage. Dans ces cas, l’angoisse nous pousse à nous poser d’interminables questions à la fois pour nous   rassurer  et pour reporter autant que possible  nos choix

L’expérience montre que s’il est parfois prudent d’attendre, il reste que dans la plupart des cas, le report des décisions n’apporte pas d’éclairages décisifs aux dossiers en cours. Tout va plus vite qu’hier et nous voilà soumis à des rythmes de plus en plus rapides. Le changement n’échappe pas à cette règle.  

 

Le temps presse

Deux remarques méritent d’être rappelées. La première porte sur la finalité du changement.  Nous ne changeons pas pour le plaisir de changer. Le changement n’est pas un but en soi mais une étape nécessaire pour maintenir le cap et atteindre nos propres objectifs de vie. La deuxième remarque porte sur l’importance que nous devons accorder au temps de réflexion pour parfaire notre adaptation. Nous avons besoin d’un temps plus ou moins long pour nous décider et ce temps varie d’un individu à un autre. Mais quel que soit le temps nécessaire, il faut sans arrêt penser à sortir le plus rapidement de la phase analytique pour traduire nos observations en termes d’action. : Aujourd’hui les choses vont beaucoup plus vite et le changement survenu dans un des domaines annonce déjà celui qui va suivre. Entre temps, nous devons nous adapter

.Pierre Achard

 72- peut - on  echapper  au  vieillissement?

Le vieillissement se définit comme un « processus physiologique lent, progressif ; entrainant des modifications durables. Il n’épargne personne. Les modifications rapportées au vieillissement sont à distinguer des modifications induites non par l’avancée en âge mais par les maladies. Nous sommes bien dans un processus physiologique inéluctable. Le vieillissement est un phénomène complexe et   multifactoriel. Il fait interagir à des degrés variables quatre facteurs entre eux :  

1.  Les facteurs génétiques jouent un rôle capital. La preuve est apportée par des expériences faites en laboratoire où la sélection et la manipulation de quelques gènes s’est avérée capable d’augmenter la longévité chez certaines espèces animales. La longévité d’une espèce exprime la durée de vie maximale observée pour celle-ci. Elle est génétiquement déterminée.  Pour comprendre le déterminisme génétique, rappelons-nous que le vieillissement s’accompagne d’une diminution du potentiel de division de nos cellules somatiques et d’un allongement du temps nécessaire pour compléter le cycle de division cellulaire. Tous deux sont génétiquement déterminés. 

  2.  Les « radicaux libres », sont des atomes avec un nombre impair d’électrons formés lorsque l’oxygène réagit avec certaines molécules. Dès leur formation, ces « radicaux libres » s’engagent dans des cascades de réactions qui s’enchaînent et qui   vont s’attaquer à certaines structures de la cellule et en particulier celles impliquées dans la reproduction cellulaire comme par exemple l’ADN. Il en résulte une altération à la fois de la structure et de la fonction de la cellule. N’y a-t-il rien qui puisse s’opposer aux effets nocifs des « radicaux libres » ? Oui, il y a  ce que l’on appelle les antioxydants naturels.  

Mais, là où l’organisme jeune dispose d’antioxydants pouvant s’opposer aux effets délétères des « radicaux libres », les cellules âgées en produisent moins. 

 Dans le même temps les cellules âgées augmentent la production de « radicaux libres ». Un excès de production de « radicaux libres » associé à un déficit en production d’antioxydants naturels voilà ce qui va accélérer le processus de vieillissement.   

3.  Le troisième facteur incriminé est la fixation non enzymatique et irréversible du glucose sur l’azote terminal d’une protéine. Cette fixation s’appelle une glycosylation.  Elle s’accompagne de modification des protéines des matrices extracellulaires les rendant plus résistante et empêchant leur renouvellement. La fixation du glucose sur l’azote terminal d’une protéine faible dans un organisme jeune ; importante chez la personne âgée. Ainsi tout est en place pour réduire le renouvellement cellulaire  et accélérer le processus de vieillissement.  

4.  Le quatrième facteur est complexe et s’explique par la variation de sécrétion d’un certain nombre d’hormones dans l’organisme au cours du vieillissement. Ainsi par exemple, la forte baisse d’œstrogènes annonce la ménopause. De même, avec l’âge, il y a une diminution de sécrétion de l’hormone de croissance, une augmentation de sécrétion de la mélatonine et une résistance de plus en plus importante à l’insuline. Tous ces changements accélèrent le processus de vieillissement auquel ils contribuent.  

Pierre Achard

71- Choisissons de vivre selon nos vraies valeurs

Nos valeurs sont des idéaux de comportements qui nous servent de boussole intérieure guidant notre direction dans la vie. Dans Alice au pays des merveilles, à la question « quelle voie emprunter », la  réponse  est claire ; elle dépens où nous voulons  aller.   Pour ceux d’entre nous qui ne le savent pas, toutes les directions mènent là où ils ne savent pas où aller.  

Choisissons de vivre selon nos vraies valeurs. Ces dernières fournissent la direction et le sens dont nous avons tous besoin pour mener de manière optimale des vies enrichissantes.  Lorsque nous vivons selon nos vraies valeurs, nous avons le sentiment d'accomplir le but le plus profond de notre vie    L’absence de valeurs est un facteur déstabilisant majeur qu’il faut redresser à tout prix.

Il est toujours possible et à la portée de chacun de clarifier ses valeurs et de commencer à vivre une vie fondée sur ce qui compte le plus pour nous dans la vie et définir vers quels domaines nous diriger. Nous avons bien dit ce qui nous était le pus cher à nous et non ce qui compte le plus pour les autres.  et qui fait notre  originalité. Une  hiérarchie des valeurs permet de développer en premier ce qui nous est le plus cher : par ordre d'importance pour nous. Nos valeurs gardent une capacité d’adaptation et d’évolution en fonction des obstacles parcourus, des erreurs et des réussites. Elles ne sont ni figées, ni immuables.

Dès à présent, commençons   par définir ce qui compte réellement pour nous, et à construire progressivement notre vie guidée par ces valeurs 

Pierre Achard    

 

 7 0-   Remettre à  demain  aggrave  les  problèmes  à  régler

  On entend partout à quel point il est important de ne pas remettre à demain ce que l’on peut faire le jour même. On va jusqu’à culpabiliser ceux parmi nous qui reportons sans arrêt les tâches les plus simples ; poster une lettre, rédiger un compte rendu, passer un coup de fil ou parfois des tâches plus compliquées comme dépanner un ami, terminer un mémoire, et bien d’autres choses.

Plus vous négligez les tâches les plus simples, plus vous cultivez l’art de les ajourner et de les remettre à plus tard.

En tolérant leur report systématique, vous glissez progressivement dans la procrastination . Lorsque cette habitude touche à des activités plus sérieuses, les conséquences peuvent être plus graves et retentir sur vos proches. Ainsi, si Pierre a un différent avec Paul et qu’il refuse d’en parler, à un moment ou à un autre leur conflit deviendra suffisamment grand pour empoisonner leur relation et s’inviter au débat. Ce qui a été écarté revient tôt ou tard en force et le conflit naissant devient inextricable faute d’avoir agi à temps.  

L’art de reporter à plus tard relève du conditionnement comportemental. C’est-à-dire que devant toute difficulté nous feignons de ne pas lui accorder de l’importance. Nous nous conditionnons à ne pas agir et notre inaction progressivement devient automatique. On dit alors que nous avons acquis un réflexe d’évitement et de « réexpédition » du problème. Il est tout simplement  sorti du champ de votre conscience. Le résultat est le même : rien n’est fait, tout est remis à plus tard et les tâches s’accumulent sans le moindre espoir de revenir dans l’action  

Prenez l’exemple de ce couple qui a pris l’habitude de ne pas regarder les problèmes qui fâchent jusqu’au jour où le seuil de tolérance est atteint et l’explosion relationnelle fait son apparition. Le malaise est visible entre Brigitte et son compagnon. Le flux amoureux qui circulait sans difficulté semble avancer avec hésitation. Il y a bien un problème entre eux mais aucun ne veut en parler. Les rancœurs sont enfouies avant leur apparition pour ne pas heurter ou décevoir. 

On fait comme si de rien n’était et chacun y met du sien pour ne rien changer. Avec le temps le silence pèse de plus en plus lourd. Au moment de prendre la parole l’on décide de se taire pour ne pas rompre une routine dans laquelle tout semble rodé. En attendant les ressentiments augmentent. Le silence engendre la rancœur. Enfin, la critique bat son plein même si elle n’est pas exprimée. Comme les difficultés ne sont jamais abordées, chacun se substitue à l’autre en imaginant sa réponse et en l’exagérant pour conforter sa position de victime. Le résultat ne se fait pas attendre. Le flux amoureux qui avait un peu de mal à circuler se trouve pour un bon moment bloqué sans trop savoir par où commencer pour le rétablir. Brigitte et son compagnon ont préféré ne pas parler des difficultés que traverse leur couple avec l’espoir d’éviter de faire face aux changements survenus entre eux. A force de remettre au lendemain la décision de s’attaquer aux vrais problèmes, ils ont fait le choix de l’inaction. A force de remettre à plus tard, ils ont même perdu l’habitude d’échanger et encore plus celle d’aborder leurs difficultés   Auraient-ils fait le pari que tout pouvait se régler comme par enchantement et sans leur intervention ? Il faut le croire. Mais ils sont obligés d’admettre que cette approche ne règle aucun problème, bien au contraire. Les ennuis ne disparaissent pas spontanément. Leur intervention est nécessaire pour normaliser leur relation dans leur intérêt et celui de leur couple.

Le résultat serait tout autre si le couple avait convenu d’aborder les questions qui fâchent au fur et à mesure qu’elles se présentent. Ils se seraient entraînés tous deux à la résolution de leurs problèmes tout en gérant ce qu’ils sont encore capables de contrôler.

Combien de fois avez-vous remis à plus tard des discussions pour le regretter après ?     

Combien de fois avez-vous évité d’aborder telle ou telle autre personne par peur du rejet et vous apercevoir par la suite à quel point vous étiez dans l’erreur ?

Pierre Achard

 

 

 

 

 

Ne faites pas  de bébé pour sauver votre couple.

Lorsque nous tardons à agir, le passif est beaucoup plus lourd à vivre   En même temps  nous aurons perdu l’habitude de régler les problèmes. On ne règle pas un problème en en créant un autre et encore moins en l’évitant. Ne faites pas un bébé pour sauver votre couple.

Pierre Achard

69-   Pourquoi  se  rendre  misérable ?

Le détail n’acquiert un sens que dans un contexte plus global

Prenons l’exemple d’une jolie femme qui a un visage absolument merveilleux, un regard serein, une dynamique de pensée qui lui donne de l’éclat dans les yeux au point de séduire tous ceux et celles qui l’abordent.

Imaginons qu’un matin, elle se réveille avec une lésion cutanée au niveau de la joue droite. Son attention se concentre sur la lésion, elle ne voit plus rien d’autre que ces « affreux boutons ». Elle en parle à longueur de journée et finit par se trouver d’une grande laideur. Par son discours, elle invite les autres à oublier sa beauté pour ne concentrer leur regard que sur ses points négatifs.  

Lorsqu’elle croise sur son chemin, Jean-Pierre, elle a du mal à comprendre par quel miracle il a su faire oublier les grosses cicatrices de brûlure qui lui serrent la peau autour du cou. Elle enquête et finit par trouver. Jean-Pierre . Son optimisme efface ses rides et les cicatrices inesthétiques disparaissent à l’apparition de son sourire.  

Pourquoi se rendre misérable ? Un détail peut devenir immense et nous ruiner la vie. Comme dirait Ghandi, il ne le serait pas « sans notre consentement ».  

Pierre Achard

68-  Les  filles  ingrates

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On ne choisit pas ses filles et l’amour qu’on leur porte , « c’est ce qui enchante nos vies et  ce pour quoi on est prêt à se sacrifier » (Luc Ferry). Irait-on « jusqu’à donner sa vie pour ceux qu’on aime » ? La question est posée même si Nietzsche nous appelle à la prudence puisque selon lui, « qui promet à l’autre de l’aimer toujours ou de lui être toujours fidèle promet quelque chose qui n’est pas en son pouvoir ».  

L’objet de ces quelques lignes n’est pas d’analyser la nature de l’amour filial et encore moins de le comparer à ce que l’on peut ressentir pour un être cher. Cet article veut simplement évoquer la cascade malheureuse que connaîtra le « Père Goriot » d’Honoré de Balzac (1835) et qui porte à réfléchir.    

Ce que l’on sait, c’est que le Père Goriot avait deux filles qu’il aimait passionnément au point de s’oublier pour les voir heureuses. Un amour sacrificiel, qui l’amènera à s’abandonner pour elles en sachant qu’elles ne le lui rendront pas.    Il renonce à son métier puisqu’un noble ne consentirait jamais à épouser la fille d’un marchand de pâtes. Il ne se lassera pas de leur donner tout ce qu’il possède et se contentera du peu, très peu qu’elles daigneront lui laisser. Sa générosité encourage ses filles à demander toujours davantage jusqu’à faire basculer leur père dans la misère. Que ne ferait-il pas pour voir ses filles heureuses.     

N’obtenant toujours rien en retour il finit par regretter de s’être mis à la merci de ses gendres et d’avoir tout cédé à ses filles. C’est peut-être la leçon à retenir de cet excellent ouvrage.   Quand il aura tout donné et qu’il ne lui restera plus rien, il s’en ira mourir à l’abri des regards. Il bénira ses filles en mourant.  Ses ingrates ne seront pas à ses côtés. 

Pierre Achard

La haine rend hideux. 

La haine rend hideux et aveugle sans apporter la moindre ébauche de solution. Elle doit néanmoins nous interroger.

Nous n’avons pas le droit de nous arrêter au milieu du chemin et nous contenter de désapprouver.

Un journaliste français s’autorise à étaler ses délires au grand jour.

Force est d’admettre que ses propos seraient passés inaperçus s’ils ne trouvaient échos parmi nous.

C’est peut-être là où cela se complique

Pierre Achard  

 67-  Jeu  de  mots  autour  du  verbe « aider » 

 Aider est fait de quatre lettres. A, I, D, E et R.  

« A » pour accompagner. Il s’agit de suivre en épousant les contours sans forcer ni chercher à modifier. Aider n’est pas imposer ses propres idées. C’est encore moins faire à la place.    

« I » pour impliquer. Il rappelle l’importance d’initier une vision globale des problèmes qui se posent et d’apprendre à réfléchir en tenant compte de l’ensemble des facteurs qui entrent en jeu dans la genèse du problème. Plus l’on prend du recul et plus les solutions seront proches de la réalité. Aucun problème ne doit être séparé du contexte dans lequel il se produit. Aider c’est en tenir compte pour ne pas revenir sans arrêt sur ce que l’on aurait négligé.  

« D » pour défendre. Nous positionner en défenseurs de nos intérêts et de ceux qui nous sollicitent. Comment ? En déjouant les pièges évitables et en cultivant le souci du passage à l’action. Aider n’est pas encourager l’individu à rester dans les problèmes mais à s’en sortir. Si l’analyse est nécessaire, elle ne saurait dispenser du passage à l’action.  

« E » pour encourager. Soutenir et apprendre à rester dans le positif sans réduire l’intervention à une succession d’illusions sans lendemain. Aider c’est ouvrir les yeux sur les acquisitions nouvelles et les compétences que l’on gagnerait à acquérir pour régler les problèmes. L’apprentissage permanent est un outil efficace de résolution des problèmes.  

« R » pour réévaluer. Il s’agit de réexaminer les données de l’environnement en regardant plus précisément notre vitesse d’adaptation au changement environnemental. Il s’agit de rester vigilant pour que notre propre cinétique de changement corresponde à la réalité de ce qui bouge autour de nous. Sans quoi, le retard pris sera difficile à rattraper. 

Pierre Achard

 A =  Accompagner

 I  =  Initier une vision globale

D  = Défendre

E  = Encourager

R  = Réévaluer

 66-  N’acceptez  pas  l’invitation  de  trop

Eva est séduite par une offre d’emploi, proposant un poste d’assistante de direction à durée indéterminée et bien rémunérée. L’annonce précise le jour, l’heure et le lieu des premiers entretiens. Cela se passe à l’hôtel Mercure en fin d’après-midi. Eva se prépare à l’entretien et soigne tout particulièrement son look pour donner bonne impression. Elle se présente et répond au mieux aux questions qui lui sont posées. Dans le même temps, elle a comme l’impression que ce qu’elle dit ne semble pas préoccuper son interlocuteur. Celui-ci, n’en finit pas de la fixer du regard et semble plus préoccupé par les détails de son physique que ceux de son parcours professionnel.

Au cours de l’entretien, le manager d’en face ; la quarantaine largement dépassée, n’hésite pas à lui faire savoir à quel point il appréciait son parfum, la couleur de ses yeux et par-dessus tout son chemisier qui la mettait bien en valeur. Eva ne sait pas quoi répondre. Elle sait que les propos tenus s’écartent de ceux que l’on échange dans le cadre professionnel. La poignée de main tendue à son arrivée non plus ne la rassurait pas. Elle était à la fois molle et interminable.

Elle avait du mal à imaginer son interlocuteur exprimant autant de zèle en présence de son épouse. Il détenait le pouvoir ; elle était bien là et décidée à aller au bout de sa démarche. Eva décide d’ignorer les propos de son interlocuteur. Elle rêve du poste en jeu et croit à ses chances de réussir. Son silence ne fait qu’encourager le prédateur d’en face à poursuivre son insolence dans l’espoir d’obtenir d’elle des faveurs qu’il a du mal à repousser. Il demande à Eva d’attendre que les autres candidats soient reçus avant qu’une décision finale ne soit prise. Le temps passe. Eva est enfin convoquée. Elle apprend qu’elle a été retenue. Mais avant de signer le contrat, elle doit rejoindre le recruteur dans sa chambre au troisième étage pour discuter les détails de sa définition de fonction. Elle hésite longuement. L’injustice qui la frappe la met très mal à l’aise. Elle quitte les lieus et se met à pleurer. Le prix à payer lui paraissait à juste titre beaucoup trop élevé pour céder. Sa décision la place bien au-dessus de celui qui croyait détenir le pouvoir. Maintenant elle sait qu’avec sa force de caractère et sa détermination, elle représente pour tout employeur une valeur intrinsèque qui fera tôt ou tard la différence.  

Pierre Achard

65- le  virus  de  l’ouverture  et  de  la  curiosité

De nos jours, la science ne se laisse plus enfermer dans une discipline donnée, l’innovation pousse sur un terrain multidisciplinaire, et toute découverte est le fruit d’un travail d’équipe. Il devient de moins en moins rare de trouver deux disciplines différentes s’intéresser à un même produit. Nous sommes les témoins de la disparition progressive des frontières de recherche entre le domaine civil et militaire, tous deux appelés de plus en plus à trouver un mode de financement privé.

L’amont et l’aval, la recherche de base et la recherche appliquée se rapprochent également au point de se confondre. La libre concurrence entre industriels, la facilité d’accès à l’information et aux différentes équipes de recherche, en France, en Europe et dans le monde entier, tout cet ensemble donne le coup d’envoi à la course à l’innovation qu’il convient de détecter, de cerner, et de gagner.   Le chemin que tout chercheur doit emprunter est de plus en plus difficile. Les idées se retrouvent ou se perdent

 L’on s’appuie sur le travail réalisé par un collègue. L’on construit à partir des données élaborées par sa propre équipe sans pour autant fermer les yeux à ce qui se produit avec d’autres équipes en dehors de sa propre entreprise. Heureusement le virus de l’ouverture et de la curiosité touche sans merci un nombre croissant de chercheurs. Est-il encore possible sinon acceptable de nos jours d’imaginer un seul instant qu’un chercheur puisse s’isoler et travailler en milieu fermé sans se soucier de ce qui est fait et dit en dehors de lui ? 

 En réalité, lorsqu’un groupe de chercheurs travaille avec passion dans un axe de recherche bien défini, il acquiert un langage passionné et cohérent qui s’exprime sur un mode créatif dans l’axe de recherche exploré. Cette passion a pour corollaire, le risque de s’isoler de ce qui se dit en dehors de son laboratoire.  Tout se passe comme si des chercheurs performants, certes, rompent prématurément le cordon ombilical les reliant à l’environnement extérieur nourricier et fournisseur d’idées neuves à exploiter. Le rejet de tout ce qui n’est pas produit par soi-même apparaît comme une rupture dans l ‘équation « apprenant – apprenant » qui relie les chercheurs entre eux.  Sortir l’idée importé du cadre suspect et marginal revient à une mobilisation psychologique interne qui apprend à inclure dans son langage passionné et créatif des termes complémentaires et « métèques » (littéralement venus d’ailleurs). Il n’y a pas de mobilisation sans ouverture ni volonté de complémentarité et cela s’apprend.  

Pierre Achard

 64-  « Evidence - based  medicine  »;  medecine fondée sur les preuves 

 La nécessité d’harmoniser et de règlementer les pratiques ont interpellé depuis des décennies l’exercice de la médecine. De cette exigence est née la médecine fondée sur les preuves ou « Evidence-based medicine » (EBM) ou encore  médecine factuelle.  Celle-ci se définit comme l’utilisation appropriée des techniques et des outils qui ont fait leurs preuves d’efficacité.

Ainsi, face à telle ou telle autre maladie, chaque praticien se rapprochera autant que possible des schémas thérapeutiques qui ont fait la preuve scientifique de leur efficacité.  Tout en réservant à chacun la possibilité d’édulcorer ses traitements d’une touche personnalisée, l’essentiel à prescrire reste celui qui s’appuie sur les meilleures pratiques (« best practices »). On sort ainsi des critères subjectifs pour recourir aux preuves tangibles et reproductibles.  

Dans cette approche, le choix d’une technique plutôt qu’une autre se justifie. La préférence n’est pas le fruit du hasard ou d’une décision arbitraire et subjective. Elle se fonde sur des preuves cliniques ; plus ou moins irréfutables. Progressivement un certain consensus se met en place.   Notons que dans (EBM), le terme anglais « evidence » veut dire preuve et non pas évidence. Elle devient de plus en plus un standard de qualité et de transparence justifiant le recours à tel ou tel autre traitement. Elle écarte tout risque de subjectivité lors d’achats de matériels ou de choix budgétaire. Ainsi, la réponse aux questions posées prendra en considération toutes les données de la littérature, les preuves cliniques ; le contexte particulier et les préférences du patient  

Dans tous les domaines d’activité, il faut également tendre autant que possible à l’utilisation des techniques qui ont démontré leur pertinence.  Ce n’est pas toujours facile  .

D’une manière générale, l’Evidence-based medicine est une garantie de sérieux et de reproductibilité des moyens utilisés. Elle exprime le souci d’apporter ce qu’il y a de mieux ; compte tenu de l’état de l’art. Il y va de la crédibilité du professionnel mais aussi de l’intérêt du demandeur d’aide. 

Pierre Achard

 63-  Alfred  Binet  entre  en  scène

 Un peu d’histoire pour comprendre ce qui s’est passé autour de 1905 lorsque chargé d’élaborer le statut des enfants atteints de retard intellectuel, Alfred Binet propose une « Echelle métrique de l’intelligence ».  Cette échelle donne la possibilité de quantifier le déficit mental et permet de dépister dès le début de la scolarité certaines déficiences passées inaperçues.

Il s’agit d’un test dont les résultats pour chaque enfant sont exprimés en référence à son âge et comparés aux résultats enregistrés pour la moyenne des enfants de son âge.

  Pour chaque épreuve du test proposé, il sera défini un âge mental. Ce dernier signifie que la majorité des enfants de cet âge ont réussi l’épreuve alors que les enfants de l’âge immédiatement inférieur y échouent.

Ainsi, un enfant de six ans aura un âge mental de six ans s’il réussit les tests que réussissent la majorité des enfants de six ans. Il aura un âge mental de trois ans s’il atteint le niveau de réalisation des enfants de trois ans et ce, quel que soit son âge chronologique calculé à partir de sa date de naissance.    En divisant l’âge « mental » que donnent les résultats des tests par l’âge chronologique ou âge réel et en multipliant le résultat obtenu par 100, nous obtenons ce que l’on appelle le quotient intellectuel ou QI.  

QI= (âge « mental / âge chronologique) x100  

Le quotient intellectuel exprime tout simplement l’écart (retard ou avance) entre l’âge mental et l’âge chronologique.

Pierre Achard

 62-  Pour  anticiper  le  changement

 Le suivi de l’environnement peut nous révéler certains signes avant-coureurs suffisamment répétitifs pour faire craindre leur irruption soudaine au cœur de notre activité et nous surprendre. Tel un surfeur qui prend la vague au bon moment : pour nous le message est clair, restons vigilants et n’attendons pas qu’il soit trop tard pour initier le changement.

Poursuivre la même stratégie, celle que nous avons toujours suivie, sans tenir compte du changement qui s’opère autour de nous, aboutira inéluctablement à un résultat prévisible qui ne sera pas différent de notre performance habituelle.  

Entre le résultat obtenu et souhaité, il s’établit un hiatus ou « gap de performance » que seule notre capacité à intégrer le changement et à le vivre au quotidien permettra de réduire.   

Il devient de plus en plus nécessaire de comparer notre propre cinétique de changement par rapport à celle de notre environnement. Tout décalage avec le changement qui s’opère autour de nous entraîne une menace sérieuse d’exclusion.   Rappelons que le changement ne se décrète pas et qu’il prolonge un long travail sur soi en présence des autres et se réalise autour d’un projet et d’une vision partagés.

  Pierre Achard  

Ne racheter plus de télé

Sommes-nous obligés de faire avec ? 

La pauvreté des émissions de télévision est frappante. Elle vire à la misère pendant l'été avec des rediffusions en cascade , des recyclages, des redites ;  le tout porté par des   émissions de télé réalité vomitives et des présentateurs de plus en plus rongés par la corrosion intellectuelle, les répétitions, l’incapacité à se renouveler.  

 

Pierre Achard.

61-  Le  présent  nous  engage,  le  passé  ne  reviendra  plus

Parmi les éléments importants qui nous empêchent de passer à l’action, une place à part est réservée au retour sans arrêt au passé pour le revivre par la pensée, le regretter, le moduler en fonction de nos attentes. Cela prend énormément de temps et les regrets qu’il engendre sont souvent pénibles à vivre et encore plus difficiles lorsque nous prenons l’habitude de les repasser en boucle dans notre tête.  Apprenons à dire « stop » au retour compulsif en arrière  

  Il est vrai que chacun d’entre nous a son histoire et  son vécu. Les données acquises et emmagasinées dans notre mémoire sont spécifiques à chacun d’entre nous. Elles font que nous sommes différents les uns des autres et que notre lecture des évènements n’est pas obligatoirement  la même. Notre passé a une grande importance puisqu’il permet de comprendre notre comportement présent. Pour autant, évitons de nous enkyster dans un  passé que l’on rend responsable de tous les déboires que nous affrontons.   

 -  Regretter le passé est une gymnastique connue de tous et qui nous console sans pour autant apporter la moindre solution aux problèmes que nous vivons au présent.

-  Plus nous accordons de l’importance au passé, plus nous privilégions le ruminement des évènements aux dépens de l’action. 

 -  C’est au présent que les combats se gagnent et c’est au présent que nous trouverons les solutions aux problèmes que nous rencontrons. 

-  De même lorsque nous nous projetons dans l’avenir nous ne réglons aucun problème. Nous remettons au surlendemain des activités que nous avons peur d’engager et dès lors qu’elles sont programmées « un jour » et le plus tard possible, nous avons l’illusion de les réaliser alors qu’au fond de nous, aucun engagement pratique n’est pris.

-  L’extrapolation dans le futur est à la portée de tout le monde ; en tous les cas elle ne règle aucun problème même si elle entretient l’illusion de nous en sortir  

-  Le passé est terminé et rien ne saurait le réécrire. Ce qui compte c’est de comprendre notre passé, c’est de l’accepter comme ayant eu lieu sans pour autant être condamné à le revivre ou à l’évoquer sans arrêt. Il est important de tirer rapidement les leçons du passé pour nous  repositionner au présent et trouver des solutions. 

Notre capacité à vivre au présent traduit notre capacité à résoudre nos problèmes et à mettre en pratique, les solutions trouvées.  Ressasser le passé, c’est  choisir la sécurité et l’immobilisme ; c’est aussi prolonger le problème.

Pierre Achard

 60- Plus  intelligents  ensemble

Ce n’est pas parce que vous ne partagez pas les mêmes valeurs que votre proche collaborateur que l’un des deux est dans l’erreur. Certaines personnes disent ne pas être intéressés par le mariage. Féministes ou non, elles expriment des choix et elles sont dans leurs droits. Si un autre groupe pense le contraire, il reste également dans son droit car il a fait également un choix. Ce constat ne doit pas faire oublier l’adage simpliste qui veut que lorsque l’on embarque un bâton, l’on choisit peut-être l’une des deux extrémités du bâton mais indirectement nous embarquons aussi le bout opposé. C’est dire la nécessité de peser le pour et le contre des actes choisis délibérément.

 En général, nous définissons nos valeurs et nous organisons notre vie autour d’elles. Lorsque deux êtres se sentent si proches l’un de l’autre, ils expriment une forte attraction qui explique leur joie d’être ensemble. Mais ensemble dans l’avenir, le couple doit faire face à un certain nombre d’évènements dont beaucoup sont inattendus.

Pour que l’attraction se prolonge, il faut qu’elle se consolide par des systèmes de valeurs proches ; en tous les cas « pas en opposition » pour ne pas retarder la construction d’une relation riche et stimulante. A défaut un déséquilibre s’installe dans le couple et la construction épanouissante marque un temps d’arrêt. L’homme a tort de réduire son rôle à celui de distributeur de spermes et de chèques. La femme a tort de ne pas rechercher son épanouissement personnel et son indépendance financière si elle veut poursuivre une relation constructive.  L’intelligence dans ce type de relation c’est de retrouver en permanence l’équilibre entre développement personnel et épanouissement à deux. Toute pause dans cette approche ajoute de la complexité à ce qui est déjà bien compliqué.

Pierre Achard

59- Prenez  conscience  de  la  nécessité  d’agir

 Dans la fable du « Lièvre  et de la tortue »,  nous avons de la sympathie pour cette tortue qui « porte sa maison » et par sa persévérance réussit un exploit inattendu. En même temps nous restons persuadés que son triomphe vient essentiellement de la maladresse de son concurrent.            

 - Que fait-il ? Alors que la tortue s’est mise en mouvement ? « Il s'amuse à toute autre chose ». Il prend du retard. 

- Quand se décide-t-il à agir ? Quand il voit que la tortue touchait presque au but.

- Que fait-il ? Il « part comme un trait » puisqu’il en avait les moyens.

Malheureusement faute de synchronisation, « les élans qu'il fit furent vains ». Il aurait dû « partir à temps ».  

Interrogeons-nous, justement, sur le facteur temps. Quand faut-il agir et peut-on indéfiniment retarder le passage à l’acte ? Cette question est importante car si la réflexion est souvent nécessaire avant de nous engager dans une nouvelle voie, c’est au cours de cette longue phase d’attente que nous risquons de prendre du retard et de nous faire surprendre. Mais ce n’est pas tout car à trop tarder à prendre une décision, d’autres décideront à votre place et les conséquences risquent alors d’être beaucoup plus douloureuses.  

Notre délai d’action dépend de notre interprétation de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Avons-nous perçu ou n’avons-nous pas perçu une menace ? Un mélange de flair, d’anticipation et d’expérience du passé feront que nous réagirons plus ou moins vite face à certains paramètres. Le temps de l’action sera ainsi avancé ou reculé. Une sorte de réactivité qui ne devrait pas nous faire défaut.  

Pierre Achard

 

 58- L' arrogance  rend  sourd

 La réussite apporte beaucoup de confiance avec un risque majeur d’arrogance. Celle-ci détourne l’attention des vraies menaces qui guettent les chercheurs. L’arrogant sait tout, n’apprend rien, qualifie les entretiens avec ses pairs d’inutiles, a du mal à s’étonner face aux idées des autres, trouve que mis à part ce qu’il génère, tout le reste est tout simplement sans intérêt. Dans les réunions il ne prend aucune note et s’il venait à le faire c’est pour critiquer l’idée avancée ou prouver la justesse de ses propos.   Il pose peu de questions, il a peu de choses à apprendre.

Dans les congrès internationaux il retrouve les mêmes collaborateurs, ceux-là même qui le conforteront dans ses critiques. Après tout, diraient-ils « nous ne sommes pas japonais » et cela nous prédestine à la création et non à l’imitation. Et si les concurrents directs ou lointains sont porteurs d’une innovation intéressante, la règle du jeu est de ne pas en parler et s’il faut le faire, autant le faire avec un regard critique comme pour justifier son isolement.

Nous nous permettons une note sévère à l’égard de cette attitude car à trop vouloir contrôler, avoir raison, il n’y a pas d’apprentissage et encore moins de progrès.  

  Le « NIH ou Not invented-here syndrome » résume l’attitude arrogante qui refuse  l’idée développée par d’autres équipes . Nous proposons comme d’autres l’ont fait bien avant nous de le remplacer par le terme « Not Re -Invented-Here » syndrome, comme pour mettre l’accent sur la fierté ressentie lorsqu’une idée a pu être empruntée et adaptée. Fier de ne pas réinventer la roue,  fier de s’appuyer sur les travaux des autres.

Après tout, qui peut prétendre tout inventer par lui-même et se passer des idées développées autour de lui ?   Ainsi et plus que jamais, une nouvelle approche s’impose en substituant à la vision restrictive et narcissique du passé une autre culture celle qui reconnaît que  « nous pouvons apprendre de tout le monde.    

En résumé, par l’arrogance qui le suscite et l’isolement qui l’accompagne, le NIH n’est pas une fatalité mais un mauvais choix qui doit céder sa place à l’approche apprenante synonyme d’ouverture et de progrès.  

Pierre Achard

 Pizzas au miel

Pas de distribution samedi  

Dieu fait pleuvoir des pizzas au miel tous les jours de la semaine sauf le samedi à des marcheurs en plein désert.

Des galettes que bien des peuples aujourd’hui rêveraient de grignoter.

Une bouffonnerie qui aurait duré 14600 jours à raison de   4 millions de tonnes par jour.

Des pizzas pleines d’énergie servies gratuitement ; le temps de prendre des forces pour remplacer les résidents de la « terre promise » : ce n’était pas en 1948.

Le miracle c’est de trouver encore des gens pour le croire

Pierre Achard

57- Dix points que toute personne autiste souhaiterait vous dire ©

1.    J’ai un prénom comme tout le monde. Je ne m’appelle pas l’Autiste. Vous n’auriez pas aimé qu’on vous appelle : l’obèse, l’hypertendu, le diabétique ou l’Alzheimer. Alors pourquoi m’appeler l’Autiste ?

2.    Avec moi, il faut bien faire la différence entre ce que je ne sais pas faire et ce que je ne veux pas faire. J’ai beaucoup à apprendre. J’ai besoin d’être guidé pour développer mon autonomie.

3.     Je suis souvent hypersensible à certains bruits ou évènements. Ma réaction vous étonnera parfois. J’ai du mal à gérer mon hypersensibilité et ce n’est pas un caprice

4.    J’ai tendance à privilégier la routine et les gestes répétitifs. Je n’aime pas le changement. Passer d’une activité à une autre est difficile pour moi. Ne cherchez pas à me surprendre, cela me déstabilise.

5.    Souvent je ne parle pas. Lorsqu’un langage se développe, il est souvent rudimentaire. Mon vocabulaire est limité. J’ai du mal à trouver les mots. C’est depuis ma naissance que je ne parviens pas à développer mon langage. Je suis plus à l’aise avec les images qu’avec les mots. On pourra ainsi échanger sans passer par les mots

6.    J’ai du mal à comprendre ce qui se passe autour de moi. Les évènements sociaux n’ont pas beaucoup d’impact sur moi. J’aurai ainsi du mal à comprendre ce que vous attendez de moi. Prenez votre temps, répétez, redites-moi encore. Merci pour votre  patience

 

 7. J’ai tendance à m’isoler et à rester dans mon coin. Je ne suis pas aussi inventif que je l’aurais voulu. Si je ne viens pas vers vous, c’est parce que j’ai du mal à prendre l’initiative. Aidez-moi à m’intégrer

8.    Essayez de détecter lorsque je suis en difficulté pour ne pas me laisser monter en pression et m’emballer. En anticipant, vous m’aidez à gérer mon comportement

.9-Je ne sais pas raisonner sur des concepts abstraits ou sur des idées. Parfois je ne sais pas raisonner du tout. On me définit alors d’autiste de bas niveau et ce n’est pas flatteur.  Cela ne m’empêche pas de ressentir certains messages. Mettez-vous à mon niveau. Ne vous énervez pas

10-Ne me forcez pas à aller voir un psychanalyste. Il prend mes pauvres parents pour des frigidaires ambulants et croit tout savoir sans avoir jamais rien démontré. Dites à mon psychiatre de ne pas abuser des neuroleptiques. Cela ne m’apporte rienTout ça est très dur pour moi et pour mes proches.

Parfois je réagis en position d’échec. Tout comme vous, j’aime que l’on m’accepte tel que je suis. Merci

Cet article est largement inspiré de l’ouvrage “Ten Things Every Child with Autism Wishes You Knew, © Ellen Notbohm (2005, Future Horizons) www.ellennotbohm.com

Pierre Achard

56- Le  moment  où  tout  bascule

 Un événement peut rester silencieux sans aucune manifestation tant qu’il n’a pas atteint un seuil au-delà duquel il se manifeste brusquement et nous surprend.  Sa progression cesse d’être linéaire pour devenir exponentielle ; donc beaucoup plus rapide. On dit qu’il y a cassure de la courbe au point d’inflexion ou « tipping point » des anglophones. Toute la difficulté revient à repérer ce point et anticiper ainsi le moment où tout bascule.

Les travaux de David Rumelhart sur l’implantation du clavier QWERTY en fonction du nombre d’utilisateurs sont intéressants à souligner. On apprend que tant que le nombre de ceux qui recourent au clavier QWERTY reste au-dessous d’un seuil, leur progression est lente. Il faut attendre que le nombre atteigne un seuil au-delà duquel et sans préavis ni explication ; la progression devient exponentielle ; donc beaucoup plus rapide

En médecine ce phénomène est connu lors des épidémies. Il faut que le nombre des personnes contaminées atteigne un seuil pour voir la progression s’accélérer et de manière inattendue.

Supposons qu’un nouveau traitement appelé « V » voit le jour. Admettons que 30% des praticiens l’utilisent et que les 70% qui restent aient recours à d’autres modalités. La probabilité qu’un praticien adopte la technologie « V » reste faible, en tous les cas inférieurs à 30%. Supposons que suite à une campagne promotionnelle, la surenchère, les pressions, le nombre de praticiens ayant recours au traitement « V » venait à dépasser les 30%. L’équilibre est rompu. On a atteint le point d’inflexion.  Brusquement un nombre beaucoup plus important de praticiens se laisseront séduire par la technologie émergente.

Il y a dix ans, le port du voile paraissait anecdotique en région parisienne. Suffisamment éloigné de nos préoccupations pour justifier notre attention. Sa progression peu convaincante, passait inaperçue. 

 

Aujourd’hui et contre toute rationalité, la linéarité s’accélère. Nous assistons à une croissance exponentielle du nombre de femmes voilées. Ainsi, le voile devient point de rupture et semble s’imposer en recours au nom du droit à une expression religieuse libre Le port du voile en région parisienne répond à ce phénomène tant connu des scientifiques. Il explique les réactions passionnelles que l’on peut voir à droite et à gauche. Il montre que tout le monde gagnerait à se méfier de la montée en puissance des ressentiments de tous bords. Ces derniers connaissent aussi une progression exponentielle. A force de tirer sur la corde ; on finit par la rompre.

Pierre Achard

55-  Ce  qui  a  été  fait  pour  allonger  notre  espérance  de  vie

  L’histoire de la Médecine nous montre qu’en matière d’allongement de notre espérance de vie, l’apport décisif a été celui des antibiotiques.  -       L’utilisation massive d’antibiotiques de plus en plus efficaces et spécifiques a fait faire d’énormes progrès à la médecine de soins. -       L’espérance de vie c’est-à dire la durée de vie moyenne que peuvent espérer vivre les personnes d’une classe d’âge donnée s’est allongée et n’a plus jamais cessé de s’améliorer. Aujourd’hui la mise sur le marché de nouvelles classes d’antibiotiques n’aura qu’un effet minime sur l’allongement de la durée de vie puisque l’essentiel a déjà été fait.    

 Par contre, des progrès considérables sont enregistrés depuis plus de trente ans dans la prévention et le traitement des maladies cardiovasculaires, des accidents vasculaires cérébraux et des maladies métaboliques, notamment le diabète.  

La lutte contre le cancer marque inlassablement des points et apporte espoir et confort à de nombreux patients « étonnés » des résultats obtenus.  De nos jours la triade, travail en équipes médicales pluridisciplinaires, recherche fondamentale et appliquée, enfin les progrès thérapeutiques constituent le socle sur lequel repose notre espérance de vie de demain. 

Pierre Achard

54-  La  mort  ou  le  « Tchi-Tchi »

 L’histoire qui suit a été rapportée par le Dr Timothy Quill. Dans son esprit, le « Tchi-Tchi » était synonyme d’acharnement thérapeutique. Période où le malade impuissant subit les explorations les plus traumatisantes, avant que la mort ne vienne mettre un terme à ses jours. Ce débat reste certes d’actualité. Il appelle à plus d’humilité dans l’approche des problèmes. De quoi s'agit-il ?

Trois navigateurs échouent sur une île lointaine. Ils tombent aux mains d’une tribu primitive qui considère leur intrusion comme une agression grave portée à leur intégrité. Les sages de la tribu se réunissent pour sanctionner l’incursion inappropriée des étrangers sur leur terre ancestrale. Le chef de la tribu finit par prendre sa décision. Il accorde au premier des trois navigateurs la possibilité de choisir entre la mort ou le « Tchi-Tchi ».

Réfléchissant à voix haute ce dernier se dit « La mort est une fin en soi, le Tchi-Tchi une inconnue qui permet encore l’espoir » ? Dans ce cas, il opte pour le Tchi-Tchi . Malheureusement, ce choix n’était pas en sa faveur car il fut soumis aux souffrances puis à la mort.

Le second navigateur fait le même choix. Il est convaincu qu’il sera miraculeusement épargné. A nouveau il fut soumis aux tortures les plus invraisemblables avant de mourir sous le regard du survivant. Pour ce dernier, aucune hésitation n’était permise. Son  choix était fait. « J’opte pour la mort »  dit il à son bourreau.

Le tortionnaire ne s’attendait pas à ce choix. Il hésite un instant avant de lui répondre. «J’accepte, mais auparavant, vous subirez le « Tchi-Tchi ». La morale de l’histoire c’est  que si nous  ne voulons pas nous éteindre perfusé, intubé, ponctionné, sondé par toutes les voies sans pouvoir exprimer notre volonté, il est nécessaire d’en parler avant et de le faire savoir à nos proches. En tous les cas, le faire avant d’être candidat au « Tchi-Tchi » que notre système de couverture sociale s’empressera de prendre généreusement en charge.

Pierre Achard

 53-   Enfermons  les  femmes

 Pour épargner aux mâles que nous sommes, une brusque montée de testostérone, la solution qui vient en premier à l’esprit est d’interdire tout contact entre des personnes de sexes différents. Au quotidien cela revient à mettre les femmes en quarantaine sous un voile destiné à les protéger. Elles seront enfermées et mises sous tutelle.  Pères et frères auront la lourde tâche de les surveiller afin qu’elles ne s’écartent pas du droit chemin. Alors elles n’ont qu’à bien se tenir. Le jour où elles seront autorisées à quitter le domicile parental, ce sera pour être remises en main propre à un autre homme qui en assurera la garde.

Toute entrave à ce déroulement rituel leur attirera un double châtiment. Sur terre, elles connaîtront le déshonneur et le rejet. Elles seront poursuivies.  Play Boy à la main, leurs prétendus protecteurs se feront le devoir de laver jusque dans le sang cette infamie.    Mais ce n’est rien par rapport à ce qui les attend après la mort. Leur impureté sera punie par une divinité encore plus implacable. Elles seront grillées en enfer sans être carbonisées ; pour que la souffrance reprenne et qu’elle dure le temps d’une éternité.

Non voilée, Ève serait l’une des plus terribles tentations que le démon puisse susciter. Elle précipite tous les jours des milliers d'âmes en enfer. Elle détourne le mâle de Dieu. Elle l’attire, le séduit, et entretient en lui une passion honteuse et si grave qu’elle l'entraîne dans une éternité de déplaisir et de souffrance.

A travers l’histoire de l’humanité, je vous laisse imaginer le châtiment qui sera réservé aux féministes, à ceux qui se battent pour l’égalité hommes-femmes, à ceux qui ont inventé la contraception, ceux qui la prescrivent, ceux qui ont contribué à libérer la femme, à lui accorder le droit de disposer de son corps, d’avorter ; bref le droit de vivre tout simplement.

Pierre Achard

52-  L’ intelligence  est  dans  l’échange  et  l’interaction

Chacun d’entre nous a son histoire et son vécu. Les données acquises et emmagasinées dans notre mémoire sont spécifiques à chacun d’entre nous. Elles font que nous sommes différents les uns des autres et que notre lecture des évènements n’est pas obligatoirement la même.

Notre passé a une grande importance puisqu’il permet de comprendre notre comportement présent. Pour autant, il faut éviter de nous enkyster dans un passé que l’on rend responsable de tous les déboires que nous affrontons. Regretter le passé est une gymnastique connue de tous et qui nous console sans pour autant apporter la moindre solution aux problèmes que nous vivons au présent.

Plus nous accordons de l’importance au passé, plus nous privilégions le l'évocation incessante des évènements aux dépens de l’action. Il est important de tirer rapidement les leçons du passé pour nous repositionner au présent et trouver des solutions

C’est au présent que les combats se gagnent et c’est au présent que nous trouverons les solutions aux problèmes que nous rencontrons. Nous projeter dans l’avenir est une extrapolation à la portée de tout le monde ; en tous les cas elle ne règle aucun problème même si elle entretient l’illusion de nous en sortir

Le passé est terminé et rien ne saurait le réécrire. Ce qui compte c’est de comprendre notre passé, c’est de l’accepter comme ayant eu lieu sans pour autant être condamné à le revivre ou à l’évoquer sans arrêt

Notre degré d’acceptation du risque est parallèle à notre capacité à résoudre nos problèmes Choisir la sécurité et l’immobilisme, c’est prolonger le problème

Pierre Achard

51-  « Keep  it  simple,  stupid,  short »

Dans l’entreprise, toute information destinée à l’exécutif doit être obligatoirement analysée, synthétisée, et formulée dans des termes qui la rendent exploitable  Elle doit simplifier la vie de celui et de celle qui la recivent.  On dit, qu’elle réponde à la question posée, sans ambigüité ni détour.   Quels que soient nos interlocuteurs,  il y a des règles à respecter si nous voulons qu’ils lisent nos documents

. 1.    Notre réponse doit être simple c’est-à dire facile à comprendre - «keep it simple ». Le travail de simplification que nous aurons fait avant sa diffusion la rend plus digeste.

2.    Elle doit être à la portée de celui et de celle qui la reçoivent. «keep it stupid»

3.    Elle doit être directe et rédigée en des termes faciles à comprendre avec des phrases courtes et surtout claires. « keep it short ».  

A ces conditions, nos interlocuteurs apprécieront nos commentaires. Ils liront nos documents qui seront directs, simples et courts. Enfin, ils seront tentés de faire tout comme nous.  Nous leur éviterons ainsi les informations lourdes et complexes qui relèvent plus de la revue bibliographique que de la réponse à une question posée.   Cette information à valeur ajoutée est dite « intelligente ». Si nous voulons qu’elle soit utile, il ne faut pas l’enfermer dans nos tiroirs mais la partager.

Si nous n’avons pas compris un mot en anglais n’hésitons pas à le rechercher dans le dictionnaire. Toute « francisation abusive » de texte anglais non compris peut conduire à de graves erreurs.  

Un conseil : Citons nos sources. Soyons rigoureux. N’affirmons rien sans preuves. Ne trichons pas. Ceux qui ne seront pas d’accord avec nous, réclameront toujours, une copie du document de référence. Soyons prêt à le fournir.  

  Pierre Achard

Le Sacrifice d'Isaac

ou la blague de mauvais goût

Dieu met Abraham à l'épreuve.

Abraham répond présent et se met en route pour égorger son fils.

 Il veut aller jusqu'au bout ; prêt à donner la mort en réponse à une illusion criminelle.

Brusquement un ange l’arrête dans son délire. Ce n’était qu’une blague

et de surcroit de mauvais goût.   

 

Pierre Achard

50-  La  créativité  suppose  la  tolérance  à  l’erreur

Comment imaginer un seul instant que le refus de l’a priori, la remise en question permanente des acquis, l’exploitation des capacités associatives du cerveau puissent se réaliser sans tâtonnement, sans hésitation et sans erreur ? Même avec un bon plan, lorsque l’on cherche sa route l’on peut se tromper tout en conservant notre capacité finale à la trouver.

Soïchiro Honda disait que la réussite ne représente que 1% de l’effort comme pour signaler que dans 99% des cas l’échec est au rendez-vous. Nous pensons de notre côté que le seuil de tolérance à l’erreur définit le potentiel innovant d’un individu ou d’une entreprise. Mais que l’on ne s’y trompe pas, pour que l’erreur soit acceptable il faut avant tout qu’elle soit de courte durée c’est à dire qu’elle ne se prolonge pas indéfiniment par entêtement au point de compromettre l’avenir. L’erreur doit conserver sa fonction apprenante c’est à dire s’accompagner de mesures claires visant à ne plus recommencer les mêmes forfaits.

Imaginons un instant ce que peut faire un chercheur condamné par son entreprise à la réussite du premier coup sans aucune tolérance à l’hésitation ou à l’erreur. Partant du principe qu’il n’y a pas de réussite sans erreur ni réajustements permanents, et quelle que soit la compétence du chercheur, l’erreur sera de toute façon au rendez-vous. Face à l’intolérance de son environnement, la tentation sera grande de cacher des résultats, de ne pas partager l’expérience de ses hésitations donc de ne pas profiter de l’apport des autres dans sa démarche innovante. Menacé d’être convoqué prématurément pour donner les résultats de ses travaux, le chercheur trouvera dans le conformisme la seule voie sécurisante mais non innovante lui permettant de poursuivre sa carrière.

Au-delà de cet exemple, nous souhaitons aller plus loin dans notre réflexion en invitant chacun d’entre nous à encourager l’erreur « positive », à l’applaudir dès lors qu’elle est une étape dans la dynamique de progression en direction du but recherché et qu’elle véhicule une dimension apprenante. Cette voie est possible, d’autres l’ont déjà empruntée.  

Pierre Achard

49-  Va-t-on  enfin  assister  à  la  mort  de  la  mort ?  

Jusqu’à quel âge allons-nous pouvoir vivre ?

Va-t-on enfin assister à la mort de la mort ? Arrêtons-nous un instant avant de nous laisser déborder par notre enthousiasme.

Nous le savons et même si nous feignons ne pas y croire, nous savons que malgré tous les traitements actuels et à venir, notre existence a un terme. 

Un repère épidémiologique veut qu’à partir de l’âge de 20 ans, le taux de mortalité de la population double tous les dix ans par rapport au taux de la décennie écoulée.  Ce simple calcul permet de comprendre pour quelles raisons l’âge limite atteindra un plafond que nous aurons du mal à dépasser.  

Tenant compte de ces données, pourrions-nous savoir jusqu’à quelle limite allons-nous repousser l’âge de la mort ?  Oui. 

Lorsqu’on regarde ce que disent les experts, on est frappé par le nombre d’hypothèses émises. Des plus invraisemblables aux plus restrictives, on voit se dessiner un consensus fixant l’âge limite aux alentours de 120 ans. Rappelons pour mémoire qu’en août 1997 disparaissait la doyenne de l’humanité, la française Jeanne Calment : elle avait alors 122 ans

Perre Achard

 Pédophilie dans l’Eglise

Le pape François a beau jouer l’innocent, son implication dans le drame qui secoue l’Eglise est réelle. Il ne pouvait pas ne pas savoir.  Il était au courant et n’a rien dit. Du haut de sa « Sainteté », il croyait qu’il suffisait de marmotter quelques mots pour que les crimes soient pardonnés. Il doit lui aussi être entendu pour non dénonciation d’actes graves.

Un comportement catalyseur de la déchristianisation.  

Pierre Achard

48-  Vous  n’avez  pas  saisi  l’opportunité 

On raconte qu’un moine s’étant laissé un jour emprisonner par une pluie diluvienne qui ne tardera pas à être menaçante. Le niveau de l’eau commence à s’élever de manière significative.

L’eau envahit le rez-de-chaussée du cloître et notre moine se réfugie au premier étage. Un canot de sauvetage se dirige vers lui et lui demande d’évacuer les lieux. Non répond le moine car le Seigneur me sauvera.  

Alors que la tempête se poursuit, l’eau envahit le premier étage et le moine se réfugie sur le toit. A ce moment un deuxième canot apparaît et supplie le moine de sauver sa peau. Non, répond ce dernier car le Seigneur me sauvera.  

Malheureusement le temps s’aggrave et l’eau continue à monter. Debout sur le toit, le moine sent l’eau envahir ses genoux. Soudain, un hélicoptère surgit et l’invite désespérément de l’accompagner. Non, répond le moine, car le Seigneur me sauvera.  

Comme le mauvais temps s’est aggravé, notre moine se noya et fut transporté auprès de Dieu le Père. « Seigneur dit-il, je t’ai attendu et tu ne m’as pas secouru ! » Et le Seigneur de répondre ; « je vous ai envoyé deux canots et un hélicoptère « ; qu’auriez-vous voulu de plus ? mais vous n’avez pas saisi l’opportunité » !  

Cette histoire nous démontre qu’il existe un décalage entre notre réactivité face à l'opportunité et le temps nécessaire pour que cette dernière se transforme en avantage pour nous. Eternel problème que celui de ne pas accorder suffisamment de temps à l’action et de se disperser allègrement sur l’analyse interminable des difficultés.

  Pierre Achard  

47-  L’égalité  des  sexes  va  de  pair  avec  la  laïcité 

L’égalité des sexes va de pair avec la laïcité La femme est coupable de faire exploser le taux de testostérone dès son apparition, transformant les mâles que nous sommes en bêtes sexuelles capables de violence et d’agression. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes incapables de dominer nos instincts et c’est plus fort que nous. Il y a probablement de la frustration derrière cette barbarie mais l’homme reste avant tout une victime. Quant aux femmes, elles ne seraient que des menaces sataniques qui nous détournent de Dieu. Dès lors, il faut se battre contre leur indépendance et les maintenir au foyer sous le regard vigilant de leurs pères et frères ; et bien entendu les priver de toute accession à l'égalité des sexes.      

 On aura beau évoqué le triste sort des femmes afghanes ; leurs conditions de détentions effroyables, les tortures, leur lapidation en cas d'adultère, l’amputation pour vol, la flagellation, les crimes d’honneur ; rien n’y fait puisque telle est la volonté du créateur.   

  Pour les mâles que nous sommes, il ne faut surtout pas que la femme croyante se transforme en pute à l’image de la majorité des françaises qui par leur tenue et leurs attitudes invitent à la violence et l’irrespect. La meilleure façon de les protéger serait de les enfermer. CQFD   L’endoctrinement prend place dès le plus jeune âge. Le discours n’est jamais le même au sein des familles où le conservatisme obscurantiste domine en contraste avec ce que l’on affiche en société. L’engorgement cérébral des petites filles finit par payer et le port du voile devient un semblant de choix délibéré !  

Il est temps de se réveiller et de regarder le monde en face. Dieu a bien d’autres choses à faire que de surveiller ce que nous mangeons, ce que nous faisons sous la couette ou ce que nous portons. L’égalité des sexes va de pair avec la laïcité dans le monde occidental. Y rester c’est aussi l’accepter, la respecter à défaut de la vivre  

Pierre Achard  

 Fermez les yeux, 

on assassine:

Voilà que l’on se met à douter de la sincérité d’un gouvernant qui règne en maître au pays des révélations sacrées et qui ne se gêne pas pour trancher les têtes de tous ceux qui s’opposent à ses volontés.

On oublie de noter que cette fois-ci aucune tête n’est tombée. On a simplement injecté un liquide qui a digéré à petit feu les viscères d’un pauvre journaliste,  Jamal  Khashoggi . Traître certes, infidèle de surcroît et pourquoi pas un peu mécréant sur les bords.

Une mort par dilution lente et évacuation dans les égouts est d’une originalité qui mérite d’être soulignée et son auteur excusé. Il a certes fait preuve d’une innovation criminelle mais créative.

Pierre Achard

 

 

 46- Les  minorités  religieuses  dans le  monde  arabo-musulman.

Nous assistons impuissants à la montée de la haine et de la violence contre les minorités religieuses dans le monde arabo-musulman. Une radicalisation que l’on a souvent du mal à comprendre en Occident tant nous sommes préoccupés par les droits civiques au point d’oublier qu’ailleurs, des minorités religieuses se battent pour vivre leur foi. L’espoir suscité par l’éclosion des printemps arabes nous a aveuglés au point de ne pas voir qu’ils entraînaient dans leur sillage, des difficultés croissantes pour les minorités religieuses et tout particulièrement les communautés chrétiennes. Ces dernières sont accusées d’espionnage au profit des pouvoirs en place et plus largement d’être des émissaires au service de l’Occident. En réalité, on leur reproche d’inviter au changement dans un environnement qui n’est pas prêt à se remettre en question. Les chiffres que l’on retrouve dans la littérature sont impressionnants. Au début du vingtième siècle les chrétiens représentaient 20% de la popula.tion du Moyen Orient. Ils ne seraient plus que 5% et leur nombre serait appelé à diminuer. Leur disparition, est inévitablement liée à la montée du fanatisme, de la radicalisation et des conflits interethniques

Pour de nombreux observateurs, les printemps arabes n’ont fait que réveiller les adeptes de l’obscurantisme religieux, déclenchant une vague de répression sans précédent.  Les minorités religieuses sont prises pour cibles.Devenues ainsi les boucs émissaires d’un islam qui se radicalise, les chrétiens d’Orient  ont toutes les raisons de craindre un avenir incertain voire même franchement menaçant. La raison de leur inquiétude s’explique par des conditions de vie rendues de plus en plus difficiles. Les rebellions contre les coptes et les attaques des églises en Egypte se multiplient. On rapporte l’exil de plus des 2/3 des chrétiens d’Irak.  Les syriens chrétiens sont sur la bonne voie pour connaitre la même tragédie. Ceux du Liban regardent en silence le flux d’immigrés venir déstabiliser un équilibre communautaire bien fragile

  En parcourant le site Jeuneafrique.com l’on s’étonne de lire l’article attribué à Malek Chebel et intitulé « Comment vivre sa foi quand on est en minorité ? ». Dans cet article, des explications peu convaincantes attribuent les violences interethniques à « une mauvaise gestion politique » et probablement à « une distribution inégale des terres », voire « une mauvaise répartition de la richesse entre les communautés. »  Il y a certes du vrai dans ces explications ; mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Nous pensons que le problème majeur vient du poids du sacré dans l’islam, son caractère immuable et son décalage par rapport aux mutations que connaît notre monde. C’est le refus du changement qui accroît les différences et rend les dialogues de plus en plus difficiles. L’article déborde sur un thème plus global : celui de toutes les minorités religieuses ; y compris celui de l’islam en terres chrétiennes.  Là aussi, nous dit l’auteur, les musulmans éprouveraient des « difficultés à vivre leur religion au grand jour ». Sa remarque est certes un appel à plus de tolérance et plus de vigilance. Il reste qu’en terres chrétiennes, les médias ne décrivent pas à ce jour, des kidnappings, des tortures, des attaques suicides, des voitures piégées, des assassinats ou des conversions forcées dont seraient victimes leurs minorités.

Pierre  Achard  

45- LES  SENIORS  sont  incapables de  changer  et  de  s’adapter

 Le changement constitue une rupture par rapport à un équilibre établi et apporte obligatoirement un peu plus de complexité dans un environnement déjà chargé d’incertitudes. A quelques années de la retraite, la tentation est grande pour les « seniors » de diminuer leur état de veille, de baisser leur niveau de vigilance et de prendre une pause dans le suivi de ce qui se passe autour d’eux.

  I-             A priori ou pensées irrationnelles :

Les « seniors » se tournent plus volontiers vers les solutions passées, celles qui ont fait leurs preuves mais qui sont peut-être inadaptées au monde L'analyse prospective s'éloigne progressivement de leur champsd'intérêts.   La mondialisation ne fait pas partie de leurs priorités. Pour les « seniors » il suffit d’extrapoler les solutions d’hier pour s’en sortir au jour le jour ; demain n’est pas ce qui les préoccupe en premier.

II-            Où est la vérité ?

  Toute réussite porte en elle les germes d’un immobilisme narcissique évident.   Le suivi de l’environnement doit révéler aux « seniors » des signaux faibles annonçant l’irruption de nouvelles technologies dans leurs domaines d’activité auxquels il va falloir s’adapter.   Les « seniors » attendent longtemps avant d’initier le changement. Ils hésitent entre l’engagement global et la perspective d’une retraite anticipée qui se rapproche.      La stratégie du passé, même celle qui a fait ses preuves, n’est pas synonyme de stratégie du futur. Mais le « senior » a plus de mal à se projeter dans le futur et reste attiré par son vécu au passé.    Changer suppose d’énormes efforts de la part des « seniors » pour cultiver vigilance et flexibilité. A l’heure des remises en question et des menaces à l’intérieur de l’entreprise cette étape est difficile à franchir.   Les « seniors » qui ont réussi dans le passé restent vulnérables dans une société qui a perdu le mythe de l’individu et de l’ancienneté en faveur de celui de l’équipe et de l’innovation. Ceux qui ont réussi par le passé, ne seront pas obligatoirement les étoiles de demain ; à moins qu’ils s’adaptent au changement et se remettent à nouveau en course pour construire et innover.   . Partout des systèmes d’information se mettent en place. Un nouveau langage voit le jour tel : Internet, Intranet, courrier électronique, serveurs, autres expressions en progression exponentielle. Les « seniors » hésitent encore à s’équiper, se documenter, s’interroger, investit et prendre part à cette fabuleuse aventure qui ne fait que commencer et qui s’annonce tout simplement passionnante.  

 Toutes ces modifications s’inscrivent dans une dynamique d’évolution qui nous impose à la fois une plus grande vigilance pour rester informé et une plus grande flexibilité pour nous adapter au changement, rester en course et avancer. Il y a là un appel à un regard tourné vers l’avenir. Pour les « seniors », cet horizon reste fini et proche, très proche. 

III-           En pratique : ou attitude rationnelle

A partir de 45 ans, l’accès à une formation dans l’entreprise diminue et pour certains cet accès devient quasiment inenvisageable. La raison invoquée est celle de la faible rentabilité par rapport à l’investissement. L’auto-apprentissage reste à la portée de tous. Il s’impose compte tenu de la vitesse avec laquelle la technologie progresse. Moindre formation et absence de volonté d’adaptation du travail en général aux « seniors » finissent par donner des « seniors » l’image de sujets figés inadaptés et réticents au changement. Les « seniors » qui ne se jugent plus capables de supporter le nouveau rythme de travail, qui peinent à exploiter les technologies nouvelles qui se trouvent de plus en plus entourés de jeunes plus productifs qu’eux finissent par admettre que leur âge a diminué la contribution qu’ils peuvent apporter à l’entreprise. Le changement ne se décrète pas, il prolonge un travail sur soi en présence des autres, il se réalise autour d’un projet et d’une vision partagés. C’est à ce prix que les « seniors » restent en course. La prise de conscience de la nécessité de changer ne se fait pas sans certaines réactions affectives évidentes. Les « seniors » doivent veiller à ne pas critiquer le changement, ni  à faire de la résistance Entretenir une vision positive de soi permet aux « seniors » de lutter contre le pessimisme  et la tendance dépressive. Il est important de réduire les « facteurs de stress » dans notre vie en se donnant des objectifs réalisables, en se donnant le temps de vivre et en pratiquant la relaxation. Il y a enfin la nécessaire adaptation à la nouvelle vie qui se dessine devant chacun d’entre nous en fonction de son âge. Une adaptation où la maturité ne rime pas exclusivement avec l’activité professionnelle. Un souffle nouveau que certains auront du mal à envisager mais qui draine dans son élan le bonheur de voir grandir et mûrir ce que l’on aura mis beaucoup de temps à entretenir.

Pierre Achard

44- Plutôt des centres de recherche que des mosquées

  Un événement peut rester silencieux sans aucune manifestation tant qu’il n’a pas atteint un seuil au-delà duquel il se manifeste brusquement et nous surprend.  Sa progression cesse d’être linéaire pour devenir exponentielle ; donc beaucoup plus rapide. On dit qu’il y a cassure de la courbe au point d’inflexion ou « tipping point » des anglophones. Toute la difficulté revient à repérer ce point et anticiper ainsi le moment où tout bascule.

Les travaux de David Rumelhart sur l’implantation du clavier QWERTY en fonction du nombre d’utilisateurs sont intéressants à souligner. On apprend que tant que le nombre de ceux qui recourent au clavier QWERTY reste au-dessous d’un seuil, leur progression est lente. Il faut attendre que le nombre atteigne un seuil au-delà duquel et sans préavis ni explication ; la progression devient exponentielle ; donc beaucoup plus rapide.

En médecine ce phénomène est connu lors des épidémies. Il faut que le nombre des personnes contaminées atteigne un seuil pour voir la progression s’accélérer et de manière inattendue. Supposons qu’un nouveau traitement appelé « T » voit le jour. Admettons que 30% des praticiens l’utilisent et que les 70% qui restent aient recours à d’autres molécules. La probabilité qu’un praticien adopte le traitement « T » reste faible.  Supposons que suite à une campagne promotionnelle, la surenchère, les pressions, le nombre de praticiens ayant recours au traitement « T » venait à dépasser les 30%. L’équilibre est rompu. On a atteint le point d’inflexion.  Brusquement un nombre beaucoup plus important de praticiens se laisseront séduire par la technologie émergente.

Il y a dix ans, le port du voile paraissait anecdotique en région parisienne. Suffisamment éloigné de nos préoccupations pour justifier notre attention. Sa progression peu convaincante, passait inaperçue.  Aujourd’hui et contre toute rationalité, la linéarité s’accélère. Nous assistons à une croissance exponentielle du nombre de femmes voilées.

Ainsi, le voile devient point de rupture et semble s’imposer en recours au nom du droit à une expression religieuse libre Le port du voile en région parisienne répond à ce phénomène tant connu des scientifiques. Il explique les réactions passionnelles que l’on peut voir à droite et à gauche. Il montre que tout le monde gagnerait à se méfier de la montée en puissance des ressentiments de tous bords. Ces derniers connaissent aussi une progression exponentielle. Ils plaident en faveur du maintien du « sacré » dans la sphère privée.  Les pays qui voilent leurs femmes ont plus besoin de construire des centres de recherche que de mosquées ; s’ils veulent s’en sortir.

Pierre Achard

43- Un  dénouement  heureux

Dans « Successful Intelligence », Robert J. Steinberg raconte qu’un éminent physicien sillonnait le monde pour enseigner et faire partager son savoir. Ayant parcouru les principales capitales de notre planète, il fut pris d’une grande lassitude au point de perdre toute énergie susceptible de lui permettre d’accomplir sa mission.   Dans le taxi qui le mène de l’aéroport à sa prochaine étape, il se laisse impressionner par son chauffeur qui n’avait aucune notion de physique nucléaire. Le savant lui détaille l’intensité de son état de fatigue, et lui propose une coquette somme d’argent s’il venait à le remplacer en acceptant de lire à la tribune le texte écrit de sa présentation.  

Pour notre physicien, le risque d’être reconnu dans ce pays lointain restait faible. Le chauffeur de taxi relève le défi. Il se fait passer pour l’éminent professeur et sans complexe, lit le texte que lui avait tendu son compagnon de route sous les applaudissements de son auditoire. Malheureusement, dans sa précipitation, il n’avait pas adapté son débit verbal au temps de parole imparti. Il termine sa présentation une bonne dizaine de minutes avant la fin ; l’occasion de donner la parole à la salle pour les questions des participants. A cet instant le professeur prend conscience de l’énormité de la fraude.   Il se voit devant expliquer à la salle les circonstances de son remplacement.  

  Dans son cerveau toutes les cellules cérébrales sont mobilisées autour des équations mathématiques permettant de calculer la probabilité faible, très faible d’une issue acceptable. Le professeur s’impatiente. Son regard s’éteint comme pour anticiper ce qui allait suivre.   De son côté, le chauffeur de taxi et bon orateur ne perd pas son calme. Il scrute la salle du regard à la recherche de son illustre coéquipier. Soudain, la première question résonne dans la salle. Notre orateur respire profondément et s’adressant à celui qui venait de la poser, dit : « Monsieur, votre question me paraît suffisamment simple pour que mon assistant, ici présent, puisse vous apporter les éléments de réponses. 

». La science reprend alors ses droits. Le professeur déguisé en « assistant » joue pleinement son rôle, soulagé de l’issue heureuse de son aventure.   Notons au passage et de manière tout à fait caricaturale, l’opposition apparente entre une intelligence académique, analytique telle qu’exprimée par notre physicien et l’intelligence pratique, tournée vers l’action, du chauffeur de taxi. Reste à voir si un hiatus sépare définitivement ces deux entités, ou au contraire, si le passage de l’une à l’autre reste possible. Nous opterons pour cette dernière hypothèse car dans les deux cas une certaine créativité a permis au physicien d’analyser la situation et a autorisé le chauffeur de taxi à agir dans le sens du dénouement heureux.  

Pierre Achard

42-   « Redevenir  petit  enfant »  

 Considérons deux entreprises A et B. Dans la première le travail en équipe se fait sur la base d’une ambiance chaleureuse et détendue. Dans la seconde, les salariés sont presque courbés sous le poids de la hiérarchie et des traditions. A niveau de compétence égale, quelle est à votre avis l’entreprise qui a plus de chance de générer des idées nouvelles ? Il ne faut pas être détenteur d’un doctorat en mathématiques pour deviner la bonne réponse.

Ainsi, la spontanéité, l’enthousiasme et la passion du travail accompli représentent pour nous des valeurs clés sans lesquelles apparaît une insensibilité pathologique aux idées nouvelles entraînant à long terme la mort cérébrale.   « Redevenir petit enfant » a quelque chose de miraculeux en permettant à l’adulte de perdre un certain nombre de réflexes acquis par conformisme, par besoin de sécurisation ou par peur de la différence. Redevenir comme l’enfant qui reste capable de jeter un regard participatif et créatif en harmonie avec la nature. L’enfant interrogatif qui pose maintes questions « imprévisibles, inattendues auxquelles l’on a du mal à répondre tant elles sont réelles, évidentes et sans aucun artifice ou arrières pensées ».

  L’enfant sait écouter un chant d’oiseau, et laisser libre cours à son imagination lorsqu’on lui demande de prendre ses crayons couleurs pour dessiner. Malheureusement cette curiosité innée va progressivement s’estomper pour céder la place à l’automatisme éducatif et le chant de l’oiseau perdra toute sa poésie lorsqu’il lui sera demandé non plus d’admirer la beauté du chant mais plutôt de décrire et de reconnaître l’oiseau qu’il regarde.  

Dans le même temps, en coloriant l’enfant ne pourra plus sortir des lignes tracées et ses couleurs seront de plus en plus enfermées dans des dessins standards et prévisibles. Tout au long de son parcours scolaire l’enfant sera récompensé non pas en fonction de sa créativité, mais plutôt sa capacité à rester dans « les lignes », son degré de conformisme et son adéquation au système en place. Tout se passe comme si l’insertion sociale avait un prix, celui de suivre des chemins tracés à l’avance.   « Redevenir petit enfant » apporte également cette note humoristique, gaie, qui comme nous venons de le voir est un élément fondamental de la créativité. Elle porte en elle de l’ouverture aux idées inattendues que nous rencontrons c’est à dire qu’elle est capable « d’étonnement ».  

Pierre Achard

 41- Les  « seniors »  n’auront  pas  le  temps  de  profiter  de  leurs  efforts

   Les pathologies qui se développent au-delà de 60 ans vont définir notre potentiel de survie. C’est le cas des pathologies chroniques et tout particulièrement les pathologies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux, les maladies ostéoarticulaires, les troubles de la minéralisation des os, les fractures, les maladies dégénératives, les démences, les manifestations neuropsychiatriques, les cancers du poumon, du sein, de la prostate, les troubles sensoriels auditifs et oculaires.   La politique de santé qui vise à retarder au maximum l’échéance de ces pathologies retarde la survenue de mort prématurée et améliore la qualité de vie de la personne âgée.

  I-             A priori ou pensées irrationnelles :

Les habitudes prises au cours de la vie sont difficiles à changer.  « Si j’ai fumé jusqu’à cet âge, ce n’est pas pour m’arrêter aujourd’hui. De toute façon ce sera toujours trop tard de m’arrêter à mon âge ». Les « seniors » ont pris des habitudes qui se sont ancrées en eux et sont devenues une seconde nature. Lutter contre les facteurs de risque n’a plus d’intérêt au-delà d’un certain âge car ils n’auront pas suffisamment de temps restant pour en profiter Autrement dit pour les « seniors », il est plus sage de ne rien faire puisque l’effort à fournir est très important et le temps restant pour en profiter reste relativement court.

  II-            Où est la vérité ?

Nous allons vite en besogne en balayant d’un trait tout ce que la médecine moderne nous a appris. Encore une fois, nous allons réfléchir en termes de facteurs de risque de survenue de la maladie. Nous allons prendre l’exemple du tabac qui reste un facteur de risque très important dans la survenue d’un certain nombre de pathologies et notamment cardiovasculaires. -     

  . - Allons-nous encourager les « seniors » à poursuivre leurs habitudes de fumer sous prétexte que le mal est fait et qu’il est trop tard pour bénéficier de l’arrêt du tabac ?  Non. Pourquoi Tout simplement parce que les études comparatives nous apprennent que dès l’arrêt du tabac, les « seniors » vont pouvoir profiter de leurs efforts. Le sur- risque cardiovasculaire marque un temps d’arrêt et cinq ans après, il retrouve le niveau de risque de celui qui n’avait jamais fumé

. -       Que dire des autres conséquences de l’arrêt du tabac qui apporteront plus de confort et de détente dans la vie quotidienne. Sans être exhaustifs, nous pensons aux toux matinales, aux crachats du bronchiteux, à la dépendance à la nicotine, au risque de cancer : tout une liste d’améliorations que les « seniors » vont découvrir rapidement.

-       Auront-ils le temps d’en bénéficier ? Oui, ils auront largement le temps de profiter de tous les avantages que leur procurent leurs efforts.  

III-           En pratique : ou attitude rationnelle

Il n’est jamais trop tôt pour développer de bonnes habitudes. Il n’est jamais trop tard pour arrêter des comportements nocifs. Les avantages à en tirer sont significatifs. Certains bénéfices sont plus précoces que d’autres mais tous les bénéfices vont dans le même sens c’est à dire celui d’une meilleure qualité de vie. Cette notion est fondamentale pour les personnes âgées qui voient s’allonger leur durée de vie mais aussi et grâce à leurs efforts, voient se dessiner les critères d’une qualité de vie bien plus prometteuse.

Pierre Achard  

 40- Pas d'IMAGes pour immortaliser la montée au ciel de la Vierge Marie.  

 Selon la croyance religieuse, la Vierge Marie ne serait pas morte. Elle a été épargnée du péché originel dès la naissance, mise à l’abri de toute souillure sexuelle au cours de son existence et reconnue sainte sous toutes les coutures puisqu’elle n’aurait jamais commis aucun péché personnel. En récompense, elle est accueillie directement au paradis.

Pour ancrer cette légende dans nos cervelles, l’Eglise est un peu embarrassée puisqu’aucun texte du Nouveau Testament n'évoque la fin de Marie. Qu’à cela ne tienne ; on va transformer la légende en dogme sur la base de textes dits apocryphes c’est-à-dire inexacts. Pour mémoire, rappelons qu’un dogme est une « affirmation considérée comme fondamentale, incontestable et intangible » 

Pour le commun des mortels, cela veut tout simplement dire que Marie est montée au ciel.  Les smartphones n’existant pas de ces temps, aucune image n’a pu immortaliser la montée au ciel.  Privilège inédit, la Vierge Marie avait été prévenue de sa mort prochaine ; il fallait bien qu’elle se prépare à un si long voyage !

Que s’est-il passé ?  A la mort du Christ, accablée, elle  croise sur le mont des Oliviers un ange – et ce n’est pas l’ange Gabriel- qui lui remet une palme de l'arbre de vie et lui annonce sa mort prochaine.

-       En êtes-vous sûr ? 

-       Certain.

-       Et que deviendrait mon corps.

-    Vous serez enterrée par les apôtres au pied du mont des Oliviers. Sans urgence, Jésus reviendra sur terre le récupérer pour l’amener au paradis.

-       Mon corps serait épargné. Qu’est-ce que cela veut bien dire ?  

-       Qu’il restera intact. Il ne connaitra ni putréfaction ni décomposition. L’impureté de la mort n’aura aucune emprise sur lui.

-       Et que deviendra mon âme ? 

-       Entouré d'anges, votre fils viendra la récupérer et la transportera au paradis  

La légende est tellement invraisemblable que Pie XII se presse à en faire un dogme de foi. Il justifie sa décision en décrétant que l’enveloppe charnelle de Marie n’était pas obligée à attendre la résurrection des corps à la fin des temps.

Il est grand temps de  remettre en question certains dogmes religieux et l'endoctrinement des jeunes.    

Pierre Achard ·            .

39- l' analyse  qui  s'enlise  dans  les  details

 Les nombreux problèmes qui se posent à chacun d’entre nous et leurs conséquences sur notre avenir et celui de nos proches sont variables. Ils montrent à quel point il est nécessaire de les regarder en face, de ne pas les sous-évaluer et de nous donner le temps et les moyens de les résoudre. En règle générale, nous avons le choix entre l’analyse détaillée qui ne finit pas d’approfondir les données du problème ou nous contenter d’un examen sérieux et rigoureux avec pour objectif la recherche de solution.

Sans nous en apercevoir, nous consacrons beaucoup de temps à l’analyse du problème et moins de temps à la recherche de solutions. Le temps d’analyse prend le pas sur les autres formes d’intelligence et nous prive d’une évaluation tournée vers la résolution des problèmes pour retrouver notre sérénité et notre bonheur. .

  Dans “Le Cercle des Poètes Disparus », un adolescent s’empare de l’arme de son père  pour mettre fin à ses jours. Sa mère assiste passivement au comportement excessif et destructeur de son époux sans intervenir. Elle est probablement dans la réflexion et l’analyse. Elle s’enlise dans l’observation passive en attendant que le suicide vienne la sortir de son enlisement.   A force d’analyser les détails nous devenons des experts du problème, nous restons au stade d’analyse. Si tout cela est passionnant sur le plan intellectuel, il ne s’inscrit pas obligatoirement dans l’efficacité et la rentabilité. 

Pierre Achard

38- Les  « seniors »  sont  incapables  de  travailler  de  manière soutenue  et  longtemps

   Les « seniors » portent en eux, l’usure physique et morale, conséquence de longues années de travail, de joie et de déceptions. Chacun a sa propre histoire de lutte pour survivre et avancer en s’adaptant sans arrêt aux progrès des techniques. Leur courbe de productivité se « tasse » avec l’âge. Ils ne se sentent plus en phase avec les niveaux de salaires pratiqués dans l’entreprise.  L’heure de la retraite a alors sonné pour eux et leurs employeurs s’y activent afin de s’en séparer et de retrouver la dynamique de productivité en les remplaçant par des plus jeunes. Ces remises en question sur fond de stress finissent par altérer de manière durable leur santé et leurs capacités. En d’autres termes, après avoir passé beaucoup de temps et d’effort à améliorer sa productivité, le « senior » finit par subir l’usure de l’âge et de la sollicitation répétée. Le service rendu ou l’ancienneté ne tiennent plus la route face à l’impératif de performance qui lui est appliqué. Les « seniors » doivent plus que par le passé, répondre de leur productivité et justifier leurs salaires. Il y va de leur maintien en activité.

I-             A priori ou pensées irrationnelles :  

Aucun « senior » n’échappera à la tendance au déclin des capacités physiologiques avec l’âge. Fragilisés par leur affaiblissement, les « seniors » doivent sans arrêt faire appel à l’aide pour compenser l’insuffisance grandissante de leurs capacités physiques. 

Ils deviennent de plus en plus dépendants des autres, et incapables d’aller jusqu’au bout des missions qui leur sont confiées. Il faut tout adapter dans leur cadre de travail et cela coute cher.  

II-            Où est la vérité ?

Les « seniors » se disent plus fatigués que par le passé. Avant d’envisager l’usure liée à l’âge, il est important d’éliminer toute pathologie pouvant être responsable de l’état de fatigue.   La fatigue des « seniors » se présente sous différents aspects :  baisse de leur niveau d’activité,  déficit d’attention  avec des phases de désintérêt  avec impression de « décrocher »,  manque de sommeil et   hypersomnie compensatrice au lendemain et un besoin permanent de se reposer. A cela s’ajoute, un cortège symptomatique fait de courbatures, de troubles de l’humeur, de stress, d’essoufflement, de passivité et d’indifférence qui pénalisent à terme leur performance physique.

III-               En pratique : ou attitude rationnelle  

La diminution des facultés physiques et mentales reste d’ampleur limitée aux âges compatibles avec une activité professionnelle. En tous les cas elle  frappe plus les capacités maximales des individus que celles qu’ils doivent mobiliser régulièrement dans leur vie professionnelle. Les « seniors » parviennent à développer des stratégies d’adaptation qui leur permettent d’éviter les situations qui leur sont difficiles. L’organisation du travail dans l’entreprise peut s’en accommoder plus ou moins facilement ou même l’encourager en incitant à la coopération à la baisse  de la pénibilité physique. Nécessaire d’apprendre à prolonger une phase active intense d’un temps de repos compensateur suffisant avant d’entamer un nouvel effort.      

Pierre Achard

37-  silence , on  restructure

 Les salariés échangent les dernières informations ; celles que l’on n’a pas voulu leur dire et qui circulent malgré tout. Chacun y met de sa bonne volonté pour créer, anticiper, affirmer ou même imaginer ce que l’entreprise n’a pas cru bon annoncer. Silence : on restructure.

Les bruits de couloir vont bon train. L’anxiété fait son apparition et sépare les salariés en deux groupes. D’un côté les introvertis qui creusent leurs ulcères sans rien dire. De l’autre ceux qui répètent sans se lasser, qu’ ils avaient tout prévu, tout anticipé mais malheureusement, sans s’y être vraiment préparé . La guerre des communiqués peut commencer. Ce que l’on a voulu éviter frappe de plein fouet des structures affaiblies. Silence : on restructure.

La hiérarchie s’active et multiplie les discours rassurants, rédigés « sur mesure » en direction des salariés pour expliquer le caractère inéluctable des réorganisations En réalité, leur carence en vision prospective vire à la fatalité et explique  le recours à des « conseillers experts », sorte de « gourous venus d’ailleurs » ; qui diront à prix d’or ce que bien d’autres auraient dit avant eux sans réussir à se faire entendre. Silence : on restructure

Les salariés verront débarquer toute une armée de consultants dont le seul mérite est de connaître le traitement avant même de rencontrer le malade. Il faut dégraisser, optimiser, réorganiser comme si ces recettes à la mode pouvaient effacer les erreurs du passé ou ramener la croissance qui s’effrite depuis un bon moment sans que l’on s’en préoccupe. Silence : on restructure.

Qu’importe. Pour nous la règle du jeu reste inchangée : Nous deveons savoir « tourner les pages », amorcer dès que possible le travail de deuil et passer à l’action sans pour autant oublier nos droits et nos intérêts. Ce passage à l’acte serait bien plus simple si nous nous étions préparés à l’avance, bien avant que des décisions en notre défaveur soient prises.

Pierre Achard

 36-  La  complexité  est  notre  quotidien

 Le recours à la méthode scientifique  est pour un grand nombre d’entre nous la voie royale qui nous met à l’abri de l’arbitraire et du subjectif.  La règle du jeu est relativement simple : toute hypothèse émise ne sera retenue que si son évaluation apporte la preuve de sa faisabilité.

De deux choses l’une ; ou bien l’expérimentation est concluante et la faisabilité de l’hypothèse revendiquée est acceptée, ou bien au contraire, la démonstration scientifique infirme l’hypothèse de départ, et tout est à recommencer.   Dans cette démarche, il n’y a pas de place à l’arbitraire ni aux critères subjectifs. L’hypothèse émise fait ou ne fait pas la preuve de sa faisabilité.

Dans certains cas, les problèmes sont tellement complexes qu’il est difficile de les résoudre  ensemble. Il faut alors les subdiviser en problèmes plus abordables et les traiter au fur et à mesure. Si je ne peux pas traiter le problème "3A", , je vais le partager en petits problèmes A puis A puis A  que je traiterai sans tarder.

Prendre conscience de la complexité croissante du monde dans lequel nous vivons suppose également la vigilance quant à l’interaction des facteurs complexes entre eux et qui ne fait qu’augmenter leur complexité. La caricature de ce raisonnement apparaît dans l’hypothèse suivante : si un cachet d’aspirine réduit la douleur d’un facteur alpha, dix cachets d’aspirine  la réduiraient d’un facteur dix fois plus important.

Nous savons que la réalité est bien plus complexe qu’une simple logique déductive, tant il est vrai que la dimension subjective et humaine se laisse difficilement réduire à  une simple équation mathématique.

Pierre Achard

35- Les  « seniors »  sont  incapables  de  travailler  en  équipes

 La réticence des employeurs à maintenir en emploi ou à embaucher des seniors traduit leurs craintes concer­nant leur insertion dans le collectif de travail. Des seniors déçus, n’ayant pas bénéficié de promotions attendues peuvent s’aigrir et devenir difficilement insérables dans les équipes de travail. Le transfert de savoir aux plus jeunes est alors vécu comme une menace avec pour conséquences une participation incomplète et un engagement peu convaincant.

I-     A priori ou pensées irrationnelles : Il est difficile pour les « seniors » de s’insérer dans une équipe de travail et de partager leur savoir. 

II-      Où est la vérité ? Un savoir-faire utile peut être transmis de multiples façons des seniors aux   plus jeunes sans que l’entreprise en soit pleinement consciente. Des effets de sens inverse peuvent aussi s’exercer, la collaboration des plus jeunes pouvant, à peu de coût, améliorer de manière notable la productivité des seniors. Les « seniors » sont bien placés pour assurer la permanence du savoir-faire  et son transmission intergénérationnelle. Un parrainage  n'empêche pas le jeune de progresser ou de faire ses preuves ; il facilite l’intégration des « seniors » dans des équipes dominées par des plus jeunes qui les valorisentI-            

III- En pratique : ou attitude rationnelle Par rapport aux jeunes, les « seniors » privilégient le vécu par rapport à l’événement, le ressenti par rapport aux informations neutres. Les jeunes par contre  auront tendance à privilégier le détail des circonstances par rapport au vécu. Il y a là une base rendant possible la coopération intergénérationnelle. Les « seniors » sont tout à fait capables de travailler en équipe dans des projets qui les réunissent aux plus jeunes. Néanmoins, le travail en équipe ne se décrète pas et n’est pas obligatoirement inné en chacun d’entre nous. Pour se faire, les « seniors » doivent mettre un terme au mythe du passé, regarder dans la même direction que les autres membres du groupe et établir la relation sur la base du projet partagé. Ils doivent se convaincre de la complémentarité par rapport aux jeunes et d’optimiser le potentiel du leader, même si ce dernier est plus jeune.   L’âge n’est pas un critère pour jouer au solitaire travaillant dans son coin. Les réussites et les échecs sont partagés.  Il faut que les « seniors » apprennent que ce qu’ils ont toujours fait n’est pas obligatoirement ce qui est à faire. Ils ne font pas mieux que les autres.  Jouer l’interdépendance et éviter devenir le « senior grincheux » qui n’est jamais satisfait et toujours critique.

Pierre Achard

34- Fixer des objectifs, c’est bien. Les réussir c’est mieux

 Nous sommes souvent très habiles quand il faut programmer en détails nos sorties d’un soir et souvent incapables de nous donner le temps de la réflexion sur ce que nous voulons réaliser dans notre vie. Pourtant notre avenir vaut la peine que l’on s’y attarde un peu plus.

Face aux variations de notre environnement, un effort d’adaptation est demandé à chacun d’entre nous. Des objectifs à atteindre prouvent l’importance qu’il faut accorder aux changements en cours.

Fixer des objectifs, c’est bien. Les réussir c’est mieux. 

Autant s’y mettre pour y parvenir. Nos jeunes parents doivent s’habituer à ne fixer à leurs enfants que des objectifs atteignables c’est-à-dire à leur portée.

Si vous voulez qu’ils avancent ; donner leurs des raisons d’être fiers d’eux-mêmes, de réussir, et de se motiver.

Célébrez leurs victoires. Ne montrez pas votre déception devant un 12/20 décroché avec beaucoup d’efforts.

Ne lui faites pas savoir que vous vous attendiez à plus. IL ou elle a réussi. Bravo ! Vous n’encouragez pas ainsi la médiocrité, mais vous l’aidez à ne pas s’enliser. A vous de jouer  

Pierre Achard

33- Faisons  un  effort de  rédaction

  Dans notre expression écrite, un certain nombre de règles s’imposent. Les ignorer fait prendre le risque d’entrer en conflit et surtout de réveiller les passions. On entend souvent qu’un tel trouve les mots pour dire ce que d’autres expriment mal. En réfléchissant sur ce point, l’on s’aperçoit qu’il n’est pas difficile de trouver les mots qui conviennent, à condition de faire l’effort de les chercher.  

N’hypertrophions pas les évènements, ne les grossissons pas sans raison. Toute « magnification » véhicule un déséquilibre. Elle heurte de plein fouet les défenseurs de l’idée contraire. Lorsqu’il s’agit des points négatifs, toute exagération sera mal et parfois très mal perçue. Inversement la timidité risque de passer sous silence des évènements importants.   La minimisation des points positifs est une erreur tactique.

Apprenons à mettre en valeur tout ce qui est positif. Le reste viendra dans un deuxième temps. A force de s’attendre toujours aux grandes réalisations, et comme la vie n’est faite que de petites réussites, l’attente risque de se prolonger. Evitons le pessimisme dans notre discours. Rappelons-nous les travaux de Seligman pour qui lorsque le stress est associé au pessimisme, il conduit à la dépression. Préférons être le « Prozac » dans nos écrits ;  

Les erreurs d’interprétation sont souvent irritantes pour les experts du domaine dans lequel nous nous aventurons. Méfions-nous d’un excès de zèle sans lendemain. Pour cela : ne lisons pas dans la pensée des autres. Nous leur ferions dire ce que nous souhaitons et ce n’est pas obligatoirement exact. Ne faisons pas comme si nous connaissions mieux qu’eux, leurs problèmes et encore moins leurs intentions. Si nous parlons au nom des concurrents, soyons prudents et argumentons nos propos.

Ne jouons pas à prédire l’avenir.  Ne passons pas directement aux conclusions, ce serait « trop facile » et la marge d’erreur est grande. Faire simple et être clair ne signifient pas qu’il soit nécessaire d’opter pour une simplification excessive. Evitons les labels émotionnels c’est-à-dire les expressions extrêmes, pour juger et qualifier. Méfions-nous des croyances toutes faites. Elles conduisent à des schématisations fausses et des pensées automatiques avancées sans réflexion et sans efforts. Les conséquences peuvent être dramatiques.  

Nous avons la chance de nous exprimer dans une langue vivante, flexible et d’une grande précision. Ne cherchons pas à la détourner sous prétexte de la moderniser. Son rajeunissement permanent passe avant tout par la richesse de son exploitation. Pour certains des efforts de rédaction sont à faire. L’enjeu en vaut la peine.

Pierre Achard

32- Les  « seniors »  sont  trop  chers  par  rapport  aux  jeunes

 Les baby-boomers vivent plus longtemps et leur qualité de vie s’améliore.  Ils sont nombreux à vouloir travailler tout en se battant pour de nouvelles conditions de travail. En tant que groupe homogène, ils ont la capacité d’infléchir les législations en leur faveur et cela ne devrait pas poser de problèmes puisque les prévisions  démographiques anticipent un manque d’experts dans différents secteurs d’activité,  le besoin croissant de la transmission du savoir entre les générations et enfin,  l’exploitation pragmatique de l’expérience acquise des « seniors ». Productivité, expérience et connaissance techniques pèsent en faveur des « seniors » même si ces mêmes avantages constituent pour certains un véritable frein à l’embauche des « seniors ». .

  I- Apriori ou pensées irrationnelles :

Dans une entreprise, les trajectoires  s’individualisent selon l’effort, la qualité et la réussite de chacun. La proximité de l’âge du départ à la retraite modifie  en quelque sorte cette trajectoire et cette attitude semble acceptée même si elle n’est pas obligatoire. La détermination des salaires n’est pas indifférente à cette trajectoire professionnelle. La carrière des « seniors » est fortement influencé par les paramètres de croissance interne de l’entreprise c'est-à-dire qu’elle répond  à la logique des marchés internes, Mais elle est également influencée par les conditions régnant sur les marchés externes. Les « seniors » sont comme les jeunes soumis à l loi du marché et à l’importance de leur maîtrise des facteurs clés recherchés par les entreprises de leurs secteurs d’activité A travail égal, les seniors sont plus payés que les jeunes puisque la fixation de leur rémunération ne tient pas compte de leur productivité mais de leur ancienneté dans l’entreprise qui les emploie. Les “seniors” bénéficient également d’un plus grand nombre de jours de congés. Cet avantage entraîne des frais fixes qui dans l’ensemble sont plus  élevés que ceux de leurs cadets  

II- Où est la vérité ?

Les seniors - salariés de 50 ans ou plus - perçoivent des salaires de 20 à 30 % plus élevés en moyenne que les salariés de 30 à 39 ans. Ainsi, il convient de relativiser l’idée que les salaires des seniors seraient l’obstacle majeur à leur emploi. Ces salaires ne posent pas de problèmes pour les plus qualifiés des « seniors » puisqu’il y a rapport entre productivité et rémunération. Ce n’est pas le cas lorsque le senior est aussi qualifié ou moins qualifié que les plus jeunes La productivité d’un travailleur, et donc le salaire qu’il peut toucher, dépend en premier lieu de ses connaissances techniques et professionnelles. Rien ne garantit aux jeunes de survivre dans l’entreprise plus longtemps que leurs aînés. 

Le recrutement doit être basé sur la capacité à être performant et de mener à terme, la mission donnée. La présence de salariés d’âges différents reflète mieux le profil des consommateurs et clients de l’entreprise. Les vendeurs  « seniors » seraient mieux écoutés par une certaine clientèle Inversement certains produits gagneraient à être présentés par des jeunes vendeurs. Les « seniors » apportent une expérience, un sens de la relation et des standards interrelationnels et seraient prêts à dépasser légèrement leurs temps de travail. Cela a un coût. Les « seniors » de sexe féminin ne partiront pas en congé maternité. Les « seniors » gardent pour la plupart un stock d’énergie qu’il serait dommageable de disperser. Ils ont tout intérêt à maintenir un niveau d’activité compatible avec leur état de santé. Les seniors restent plus longtemps que les jeunes dans l’entreprise car leur mobilité est surtout interne à l’entreprise. Ce n’est pas le cas des plus jeunes qui changent plus volontiers d’entreprises. Cette attitude entraîne des dépenses liées au recrutement de nouveaux salariés, à leurs formations et leur accompagnement jusqu’au stade opérationnel. 

 III- En pratique : ou attitude rationnelle

Les « seniors » intègrent comme les jeunes le marché du travail et obéissent à la loi de l’offre et de la demande. Si les écarts de salaires correspondent à des écarts de productivité, les rémunérations plus élevées des seniors seraient donc justifiées et ne seraient pas un obstacle à leur emploi. La relation salariale doit être vue comme un mécanisme incitatif visant à encourager les travailleurs à l’effort et à un travail de qualité. Tout comme les plus jeunes, les « seniors » ont besoin de savoir que leur travail apporte de la valeur ajoutée et que leur productivité est récompensée par un salaire adéquat.   De nos jours, la rémunération comprend une part  variable, correspondant à des primes, et porte également la marque de promotions successives. La part fixe est réduite au maximum pour encourager et récompenser la productivité et les efforts des salariés. En général les jeunes bénéficient plus de ces modes d’évaluation et peuvent par leur performance atteindre voire dépasser les salaires de leurs aînés  Tout au long de son parcours professionnel, un salarié peut et doit enrichir son capital technique et professionnel : il y va de sa productivité, donc de sa rémunération.  . À compétences égales, les entreprises seraient tentées d’embaucher de préférence des salariés jeunes, dont le coût salarial est plus faible. Si une forme de compétition existe entre les « seniors » et les plus jeunes, elle se situe autour de la valeur ajoutée apportée par les uns ou les autres. Un salaire élevé ne nuit pas forcément à l’emploi : tout dépend de la productivité du « senior » engagé.

Pierre Achard

31- Chacun  est  libre  de  ses  croyances.

  Les convictions religieuses relèvent du subjectif et chacun les adapte à son histoire pour en tirer l’effet placebo qu’il recherche. Cette démarche établie un lien personnalisé entre l’individu et les divinités auxquelles il croit. Tout cela relève de la sphère personnelle et ne regarde que la personne qui témoigne et vit sa foi. Celle-ci a droit à vivre pleinement ses convictions ; elle a aussi le devoir de reconnaître aux autres le droit de ne pas partager les siennes.  

Le respect des convictions religieuses relève du respect des personnes et en cela toutes les religions ont droit au respect. L’important après tout est de ne pas franchir la ligne rouge qui les plonge dans la haine, l’obscurantisme et la violence. Inquisition, Croisades, Conquêtes islamiques, Fascisme relèvent d’un passé peu glorieux qu’il ne suffit pas d’oublier mais de combattre.  

La menace d’un retour en force des Ben Laden, des Yosef Ovadia ou des évangélistes intégristes n’a pas disparu. Elle est présente et trouve malheureusement  son inspiration dans les écrits dits sacrés qui  animent ces religions.   Après tout, une lecture irrationnelle de textes irrationnels peut conduire au fanatisme et au meurtre. La perspective de retrouver après la mort ; plus d’une vierge en récompense à des actes violents relèvent plus du fantasme que de messages divins.  

Toutes les religions doivent répondre de leurs affirmations. Elles ne doivent en aucun cas échapper à la critique, au débat ou à la polémique. Il y va de l’équilibre inter-religieux mais aussi de la paix entre les individus qui ne partagent pas ce qu’ils appellent « la vérité » ; la leur bien entendu.   Les textes dits sacrés ne doivent pas s’appliquer à ceux qui n’en ressentent pas le besoin. Ils portent la lourde responsabilité d’inciter par moment à la haine, au fanatisme et à un obscurantisme qui conduisent à la violence, aux massacres,  et au djihad.   

Les croyant-e-s ont droit au même respect que n'importe lequel d’entre nous. Ils sont libres de croire qu'un individu a marché sur l'eau, qu'un autre s'est élevé au ciel sur un cheval ailé ou qu'un troisième fit séparer la mer d’un simple coup de bâton.  Le contenu de ces légendes se complique lorsque les textes nous apprennent la supériorité de l'homme sur la femme , l’inégalité de droits entre croyants et non croyants, qu’il n’est pas interdit de temps à autres de frapper sa femme, de lapider l’adultère, de décapiter l’apostat et d’éliminer sans remords les infidèles.

A ceux qui se mettent autour d’une table pour en débattre on jure par tous les dieux que la contradiction ne vient pas des textes eux-mêmes mais de ceux qui les interprètent. Ils promettent des réformes qui n’auront jamais lieu tout simplement parce qu’elles sapent violemment ce que les textes dits sacrés enseignent.

Nous croyons sincèrement à la liberté de croire ou de ne pas croire. Nous croyons sincèrement au devoir de respect des croyants comme des non croyants.  Nous revendiquons le droit de critiquer certaines affirmations irrationnelles tant qu’elles sont présentées comme des certitudes irréfutables et sans preuves à l’appui.  

Pierre Achard

30- Les  « seniors »  jouent  un  rôle  marginal  dans  nos  entreprises 

 La faiblesse persistante du taux d’emploi des « seniors », en France, a longtemps reposé sur une illusion collective, selon laquelle un retrait précoce des plus de 55 ans était le prix à payer pour une insertion plus facile des moins de 25 ans sur le marché du travail. De ce fait, la société française a trouvé un consensus pour régler son problème d’emploi : la cessation anticipée d’activité pour les seniors et le chômage et la précarité de l’emploi pour les jeunes. Entre les deux c’est à dire pour les 30-55 ans, l’emploi se porte bien.  

Le retrait précoce des plus de 55 ans a largement contribué à la fragilisation des « seniors » et au malaise vécu en entreprise. Les « seniors » entrent dans la précarité dès lors qu’ils se rapprochent de la retraite. Plus tôt sera l’âge de la retraite et plus ils seront marginalisés tôt dans leur cursus. Les experts ne cessent de le dire ; partir à la retraite à 60 ans explique non seulement le très faible emploi des 60-64 ans mais aussi le faible emploi des 55-59 ans

A côté de ces causes conjoncturelles de la marginalisation progressive du salarié au fur et à mesure qu’il se rapproche de 60 ans, il faut ajouter quelques problèmes spécifiques aux « seniors » qui accélèrent leur fragilisation face à un rythme soutenu et exigeant de leur travail.  Les bouleversements technologiques, la montée en puissance des plus jeunes, les conflits voire le stress augmentent la fragilisation psychosociale des « seniors ». Il en est de même des départs successifs et banalisés d’un ou plusieurs de leurs collaborateurs et amis qui se croyaient à l’abri du consensus social concernant le chômage des plus de 55 ans. 

I-             A priori ou pensées irrationnelles :

La proximité de la retraite raccourcit l’horizon des « seniors » rendant tout maintien en activité non seulement inutile mais coûteux et non rentable. A quoi bon embaucher un senior pour le voir partir dans quelques années à la retraite ? A quoi bon investir dans sa formation lorsque le bénéfice attendu sera de courte durée pour l’entreprise ? A quoi bon adapter le cadre de travail pour voir partir ceux pour lesquels les aménagements sont réalisés ? Les « seniors » sont en voie de quitter l’entreprise à cours ou à moyen terme ; laissons-les s’éteindre à petit feu, laissons faire le temps et avec un peu de chance une demande de départ en préretraite permettra de tourner la page plus rapidement.

II-             Où est la vérité ?

La majorité des entreprises évoquent l’absence de toute discrimination en fonction des tranches d’âge des salariés. Elles reconnaissent offrir les mêmes opportunités quel que soit l’âge. Un faible nombre d’entre elles admettent un ralentissement des promotions avec l’âge. 

D’autres reconnaissent donner moins de défis aux seniors. En règle générale, l’absence de politique claire en matière d’emploi des seniors, fragilisent ces derniers et renforcent l’impression de discrimination au sein de l’entreprise entre les salariés en fonction de leur âge.

« Nous sommes les premiers sacrifiés » se plaisent à dire les « seniors » surtout  lorsqu’un licenciement est décidé.

Le mot « licenciement » est lâché même si les DRH lui préfèrent des substituts en apparence moins agressifs et préfèrent parler de préretraite ou toute autre formule qui conduit à court ou à moyen terme à la rupture de contrat entre l’entreprise et les « seniors ».  Si ces derniers sont maintenus dans leurs fonctions, ils reconnaissent un ralentissement de leurs promotions au-delà de cinquante ans ; une moindre reconnaissance du travail accompli voire leur mise à l’écart au profit des plus jeunes générations.

Les pouvoirs publics ne pourront plus payer ceux qui quittent leur secteur d’activité à cinquante ans. La population vieillit à un rythme plus rapide que celui annoncé. Il est nécessaire de récupérer le savoir tacite à transmettre aux nouvelles générations. Entre le théorique et la réalité pratique le savoir à transmettre est bien plus important que ce que l’on pense. Un senior inspire la confiance d’une clientèle du même âge et a sa place dans l’entreprise. Pas de choix pour les « seniors » que de rester actifs face à des contraintes financières. Nombreux « seniors » seraient prêts à rester en poste si on leur permettait de réaliser certains objectifs personnels c’est à dire si une dose de flexibilité était introduite dans le déroulement de leur activité quotidienne. Plus de 40% des départs à la retraite sont des départs “forcés” décidés en dépits des positions des intéressés

III-      En pratique : ou attitude rationnelle

Le contexte économique et les impératifs démographiques imposent aux « seniors » une adaptation au marché du travail. Ils devraient travailler plus longtemps et cette exigence va de paire avec une qualité de vie et un état de santé en progrès permanent ainsi qu’une diminution relative de la pénibilité d’un nombre de plus en plus grands de métiers grâce au développement technologique, l’automatisation et l’avènement de l’informatique dans notre activité professionnelle.  La flexibilité s’impose de plus en plus dans le milieu professionnel et permet aux « seniors » de travailler moins longtemps, d’aménager leurs horaires de travail, de bénéficier de vacances plus longues tout en maintenant l’impératif de performance qui doit s’appliquer aux jeunes salariés comme à leurs aînés. C’est à ce prix que les « seniors » occuperont la totalité des responsabilités qui leurs seront demandées.

Pierre Achard

29- que  faire  pour  anticiper  le  changement ?

NE PAS SE LAISSER SURPRENDRE

 La question clé est de savoir si nous sommes ou non, dans la structure et le fonctionnement les plus favorables pour réussir demain.   Pour cela il ne faut pas hésiter à regarder ce qui se passe autour de nous pour définir les facteurs de succès de demain, c’est-à dire les acquisitions indispensables si nous voulons rester en phase avec les mutations qui s’opèrent autour de nous. Ceux qui refusent de s’adapter ne tarderont pas à se laisser surprendre.  Pour les autres, le chemin est certes difficile mais praticable. 

La transparence est une nécessité absolue si nous voulons traverser avec succès cette étape. Transparence pour connaître nos atouts comme nos insuffisances. Le courage pour regarder la réalité en face et non pour l’adapter en fonction de nos souhaits et préoccupations.

Parfois ce langage de vérité est rendu difficile par l’énormité des tâches qui suivront. Pour nous, il n’y a pas d’autres alternatives que de partir d’un diagnostic reflétant notre réalité et de tracer notre voie. Combien de nos jeunes maîtrisent réellement la langue anglaise ; ils sont nombreux à le croire et ils sont rares à le démontrer.  

Pour éviter toute dispersion inutile, inspirons-nous de la loi empirique de Vilfredo Pareto ; qui dit  qu’en concentrant nos efforts sur les 20 % de changement qui nous permettront de réaliser plus de 80 % de nos objectifs; qu’e Ces 20% ne sont pas forcément ni les plus simples ni les plus agréables à maîtriser. Elles font partie de ce que nous devons développer pour rester dans la course. Il y va de notre avenir et à terme, il y va de notre confort personnel et de celui de nos proches.   Entre la réactivité récurrente et inorganisée et l’anticipation éclairée du futur, notre   proactivité facilitera le changement et nous rapprochera au mieux de nos objectifs. Encore faut-il savoir où nous voulons aller  

Pierre Achard

28- Qu’est-ce  qu’on  entend  par  altération  des  fonctions  cognitives ?

Par définition, les fonctions cognitives sont les « fonctions intellectuelles qui aboutissent à la connaissance ».  

1. Pourquoi étudier l’altération des fonctions cognitives ? -       Parce que  leur ’altération  est un problème très fréquent chez les personnes âgées..  Le degré d’atteinte cognitive va déterminer la qualité de vie des personnes qui en souffrent.   Le degré d’autonomie des personnes âgées est en rapport direct avec l’altération de leurs fonctions cognitives.   Leur rapport avec l’entourage est facilité ou au contraire rendu impossible selon l’importance de l’atteinte de leurs fonctions cognitives..  A un stade avancé, les troubles cognitifs sont une cause majeure d’entrée en établissement gériatrique  

2. On distingue quatre fonctions cognitives :  La mémoire et l’apprentissage ;  Les fonctions instrumentales -: elles regroupent le langage, les gnosies, les praxies et les fonctions visuo-spatiales;  Les fonctions exécutives et attentionnelles.  Enfin, les fonctions de jugement et de raisonnement   Nous allons rappeler les principales caractéristiques de chacune des quatre fonctions cognitives.  

2. Mémoire et Apprentissage : La mémoire est la capacité de rappeler une information contenue dans un message précédemment reçu et en l’absence de celui-ci.  Elle se définit aussi par la capacité à reconnaître ce message au milieu de tant d’autres. La mémoire s’apparente à une fonction dite réceptive parce qu’elle reçoit l’information, la traite, la classe, la stocke pour enfin la rappeler et l’utiliser. L’exploitation de l’information permet l’apprentissage donc l’enrichissement du capital intellectuel de l’individu.   L’amnésie est la perte totale ou partielle de la mémoire. -     L’amnésie peut être « antérograde » c’est à dire avec incapacité de fixer les évènements dans l’immédiat.   Elle peut être « rétrograde » avec incapacité d’évoquer les événements antérieurs à un moment donné..  L’amnésie est « globale » lorsqu’elle est à la fois antérograde et rétrograde c’est à dire totale 

2- Les fonctions dites instrumentales. Les fonctions instrumentales regroupent le langage, les gnosies, les praxies et les fonctions visuo-spatiales. Il s’agit de fonctions expressives c’est à dire qui permettent la communication et l’échange. Sans rentrer dans les détails sémiologiques, nous allons les étudier  au travers des troubles engendrés par leur dysfonctionnement. Celui-ci peut être partiel ou complet.  

2.1. Le Langage : Le langage est l’instrument que les hommes ont de communiquer entre eux et d’exprimer leur pensée en moyen de signes vocaux, qui peuvent éventuellement être transcrits. Il est classique de relier le langage à la pensée qui lui donnera naissance.    La pensée est une faculté psychique qui permet de combiner des idées, de raisonner (langage intérieur). -        La fonction du langage est d’exprimer la pensée en la manifestant à l’extérieur. Ainsi, «  le langage n’est pas simplement l’expression de la pensée il en  est le point de départ et l’instrument ». J. J. Rousseau  L’aphasie définit un trouble du langage. Le langage ne semble pas être altéré au cours de l’avancée en âge  

2. 2. Les Gnosies : Il s’agit de perceptions complexes, interprétées par le centre cérébral.    Les gnosies renseignent sur les attitudes segmentaires des membres et du tronc.    Elles informent sur les mouvements actifs et passifs des membres et du tronc ainsi que la reconnaissance des objets au toucher permettant ainsi au cerveau d’évoquer l’objet. Elles permettent par exemple de reconnaître les yeux fermés que l’objet pris est une fourchette et non un couteau.   L’agnosie est l’incapacité à reconnaître des objets malgré des fonctions sensorielles intactes. L’impossibilité de recopier une figure en 3 dimensions ou d’assembler des cubes ou de  placer des bâtons selon une configuration déterminée. Ainsi l’agnosie s’évalue en se référant à des tests pratiques et quantifiables qui évitent toute subjectivité dans l’analyse des perceptions complexes. 

2.3. Les praxies: : Capacité d'exécuter sur ordre des gestes orientés vers un but déterminé.  Ces mouvements coordonnés vers un but suggéré doivent être évalués en tenant compte des capacités d’exécutions du sujet. En d’autres termes, les praxies traduisent la  coordination de l’activité gestuelle  résultant des fonctions conservées des centres nerveux supérieurs alors que les mécanismes d'exécution des gestes sont conservés. Ainsi par exemple, se boutonner la chemise nécessite une série de mouvements coordonnés  dont l’exécution serait compromise en cas  d’altération des centres nerveux régulateurs. L’apraxie est l’incapacité à réaliser une activité motrice malgré une compréhension et des fonctions motrices intactes  

2. 4- Les fonctions visuo-spatiales : Les fonctions visuo-spatiales, telle la capacité de manipuler des informations visuelles ou de copier des figures complexes sont moins bons chez le sujet âgé que chez le jeune  

  3- Les fonctions exécutives et attentionnelles.   En troisième, sont regroupées les fonctions exécutives et attentionnelles c’est-à dire celles permettant le contrôle et la réalisation des comportements dirigés vers un but. Les fonctions exécutives et attentionnelles permettent de planifier l’action dans le temps et l’espace ; le choix stratégique des étapes à suivre ; le maintien de l’attention, enfin l’adaptation du plan aux exigences de l’environnement c’est-à dire la flexibilité mentale.   Les fonctions exécutives ne semblent pas être altérées au cours de l’avancée en âge. Les capacités attentionnelles semblent altérées avec une plus grande difficulté à réaliser simultanément plusieurs activités. C’est d’ailleurs un critère distinctif qui explique pourquoi les jeunes sont capables de se concentrer en écoutant la musique et dans quelle mesure ces actions exécutées simultanément sont difficiles avec l’avancée en âge.  

Terminons ce paragraphe par quelques données utiles se rapportant aux fonctions cognitives des sujets âgés :  

A.    Les troubles du raisonnement et du jugement, de la pensée abstraite constituent pour certains le noyau du concept de démence.  Pour parler de démence, il faut l'atteinte de plusieurs fonctions cognitives et qu'un trouble de mémoire est indispensable.  Il faut également que le trouble ait des répercussions dans la vie quotidienne et le diagnostic de démence ne doit pas être porté sur un simple échec à des tests cognitifs.

B.    La notion de "délirium" ou confusion mentale est un état transitoire, marqué par l'existence de troubles de la vigilance, d'apparition rapide et théoriquement réversible.

C.   Enfin, retenons que les tests cognitifs sont des tests d'appréciation des différentes fonctions cognitives. Ils peuvent être spécifiques de la fonction à étudier : attention, mémoire, vigilance, etc. Quels qu'ils soient, leur utilisation et leur interprétation dépendent de règles bien définies qu'il est nécessaire de suivre à la lettre

Pierre Achard

27- Adultes  et enfants  n’apprennent  pas  de  la  même  façon

School Bus

 Cinq critères facilitent l’apprentissage chez l’adulte et chez le sujet âgé. 

 A.   Leur adhésion au projet

B.   Leur gestion de leur apprentissage

C.   Le rôle accordé à l’expérience au cours de la formation

D.   Leur besoin d’apprendre utile, enfin

E.   Les motivations internes et externes qui ont conduit à la formation    

 A.  Adhésion au projet de formation.  Cet impératif est fondamental pour les « seniors » en entreprise. Pourquoi ? parce qu’au fur et à mesure de leur avancement dans leurs carrières, ils perçoivent ce qui est important de ce qui l’est moins et bâtissent ainsi leur propre système de référence.  -    Les « seniors » ont besoin d’être rassurés et de savoir les bénéfices de la formation par rapport aux conséquences négatives du non savoir. -     Ils voient dans l’apprentissage un engagement plus fort de l’entreprise dans leur direction. Ils attendent la possibilité d’intégrer le contenu de la formation à leur expérience pour en tirer profit.  

B.  Gestion de l’apprentissage proposé. La gestion de l’apprentissage définit la relation de l’individu apprenant par rapport à son environnement, le savoir à acquérir ainsi que les modalités pratiques d’apprentissage. -   

  Les « seniors » ont le sens du changement dans leur cycle de vie. -     Les « seniors » veulent influer le contenu de la formation non pour s’imposer mais pour éviter les écueils des formations conceptuelles et détournées de  

 C. Le rôle accordé à l’expérience au cours de la formation : Le processus d’apprentissage des « seniors » est intimement lié à l’expérience vécue. L’acquisition s’obtient en la partageant, en l’élargissant et en l’enrichissant de celle des autres. L’apprentissage invite au changement et met en application le contenu du message « appris ».  L’action devient « expérience » et cette dernière ancre définitivement le savoir acquis dans le capital immatériel du sujet apprenant.   

D. Le besoin d’apprendre utile. Les « seniors » ont connu tout au long de leurs cursus des cycles de formation, des animations de nature différentes et sont arrivés à la conclusion suivante : tant que le contenu de la formation n’a pas de traduction immédiate sur le terrain, ils auront du mal à rester attentifs et à s’impliquer. Ils sont prêts à s’engager dès l’instant où ils prennent conscience de la nécessité d’acquérir un savoir nouveau pour s’en servir dans leurs défis quotidiens.   Les motivations internes et externes qui ont conduit à l’apprentissage : Les « seniors » sont conscients que les motivations externes à la formation c'est-à-dire la promotion salariale, la progression sociale, la nomination à des postes de responsabilités ne feront pas partie de ce qui leur sera proposé en fin de formation. Il va falloir jouer la motivation interne : la satisfaction éprouvée à réussir les tâches quotidiennes, à remplir leurs missions, et à apporter de la qualité dans leurs réalisations professionnelles. A cela il ne faut pas négliger l’estime de soi et le regard des autres qui restent les facteurs de motivation interne les plus importants.

Pierre Achard

26- QUELS  SONT  LES  EFFETS  DU  VIEILLISSEMENT  SUR  LE  SYSTEME  NERVEUX ?

  Cette question est importante puisque les « seniors » sont supposés perdre leurs fonctions cognitives c’est à dire les fonctions intellectuelles qui permettent la connaissance. Partant de ce constat, l’on conçoit l’importance de regarder ce que les experts nous enseignent sur ce point particulier.

1- Ce que l’on sait :

Le vieillissement physiologique du système nerveux est principalement marqué par un ralentissement de la transmission des messages d’un nerf à l’autre et par l’augmentation du temps de réaction aux stimulations extérieures.  Notons qu’i s’agit bien de ralentissement et non de dégénérescence ou d’abolition de la transmission des messages nerveux. Ces effets impactent sur la performance de l’ensemble des fonctions du système nerveux.

2- Quelles en sont les conséquences au cours du vieillissement ? 

a- Réduction modérée des performances dites mnésiques c’est à dire portant sur la mémoire. 

b- Les performances intellectuelles développées au cours de l’enfance et de l’adolescence restent le plus souvent intactes en l’absence de maladie.

c- Le ralentissement de la conduction nerveuse entraînera une modification de l’équilibre des neuromédiateurs c’est à dire des substances chimiques responsables de la transmission des messages nerveux.  Ce déséquilibre n’est pas sans retentir d’une manière ou d’une autre et de façon variable d’un individu à l’autre sur sa capacité à gérer ses émotions, son humeur voire son comportement.

d- Trouble du sommeil dont la durée sera fragmentée. Dans le même temps l’on observe une altération de la qualité du sommeil.

e- Diminution du temps de conduction nerveuse avec pour conséquences la baisse de la sensibilité proprioceptive, celle qui permet la perception et qui utilise des fibres nerveuses longues pour acheminer l’information au centre nerveux.  ’

f- Baisse d'efficacité des chémorécepteurs situés au niveau de l’hypothalamus. Ces derniers sont sensibles aux variations des concentrations moléculaires dans le sang circulant. Ainsi, lorsque les concentrations moléculaires augmentent dans le sang, les chémorécepteurs induisent la sensation de soif. Avec l’âge, les chémorécepteurs deviennent de moins en moins sensibles aux variations de concentrations moléculaires dans le sang ; expliquant l’émoussement de la sensation de soif que l’on observe chez les sujets âgés  

Pierre Achard

   25- Les  « seniors »  sont  une  charge  pour  leur  entourage.

  I- A priori ou pensées irrationnelles: :

La retraite annonce la fin de la phase productive et met un terme à la vie active des individus. On devient « vieux », le jour du départ à la retraite et ce, quel que soit l’âge du départ pouvant aller de 47 à 57 ans.

Le problème des « seniors » vient du fait qu’à l’approche de la fin de vie active se crée un horizon court, qui rend tout inves­tissement non rentable.  

II- Où est la vérité? 

Aujourd'hui, près de la moitié des personnes interrogées (47%) déclarent, si elles en avaient la possibilité, elles seraient disposées à travailler encore quelques temps après la date prévue de leur départ à la retraite dans une structure de leur choix (c'est notamment le cas des cadres)  

- La plupart des experts le disent : c’est l’anticipation d’une retraite très proche qui expliquerait le taux d’activité faible entre 55 et 59 ans.

-  Cette perspective rend tout investissement dans la population de « seniors » non rentables. Le résultat est bien sûr le non-emploi, mais aussi une fragilisation qui précipite les « seniors » encore en âge de produire dans les formules sociales d’indemnisation de leur inactivité. Ainsi, c’est bien l’âge social, et non l’âge biologique qui est le principal responsable du sous-emploi des « se­niors » en France.

-L’accumulation au cours des années de vie, des maladies, des stress, d’une nutrition inadaptée, d’absence d’activité physique régulière transforme les facteurs de risque potentiel en menaces réelles contre lesquelles l’organisme est de moins en moins armé. On dit qu’il y a diminution des réserves de l’organisme qui devient de moins en moins capable de compenser ses déficiences progressives et de faire face aux nouvelles épreuves. On passe alors du stade « robuste » au stade « fragile » parfois sans s’en apercevoir mais le plus souven d’une manière brutale voire inattendue

.III-          En pratique : ou attitude rationnelle

A. Les effets provoqués par la proximité de la retraite jouent pleinement contre l’emploi des « seniors ».

 B.   Ces effets sont amplifiés par les dispositifs de retrait d’activité chargés d’indemniser l’inactivité sans la combattre.

C.   Il n’est plus rentable d’engager des « seniors » puisque leur horizon se rétrécit en peau de chagrin. Cette attitude les met en position de dépendance vis à vis de la société qui doit revoir à la hausse l’âge de départ à la retraite.

D.   Les dispositifs de cessation précoce d’activité doivent être, sinon totalement supprimés, du moins rendus conditionnels.

E.   La dispense de recherche d’em­ploi à partir de 57,5 ans doit être réévaluée en fonction de son impact sur le retour à l’emploi.

F.    Des incitations financières au retour à l’emploi des « seniors » sont plus que jamais nécessaires pour que les travailleurs de plus de 55 ans retrouvent un emploi.

G.   Même dans l’hypothèse d’une fin d’activité professionnelle, les « seniors » restent capables de se prendre en charge et d’avancer.

1- La retraite est de plus en plus considérée comme une ouverture en direction d’activités nouvelles que les contraintes professionnelles avaient empêchées de développer. C’est le temps d’une réflexion stratégique permettant de définir la nouvelle répartition entre temps de travail et temps de loisirs, de se tourner vers des occupations dont on a été longtemps privées, d’élargir nos compétences voire de s’engager dans des associations pour servir et s’aider en aidant les autres à profiter de son expérience.

2- A la fragilité physique des « seniors », il faut ajouter la fragilité psychoaffective (anxiété, dépression), cognitive (pertes mnésiques, altération du raisonnement, diminution de la confiance en soi), sensorielle (visuelle, auditive), et sociale. En agissant sur les facteurs de risque, les « senior » sont capables d’agir directement sur la composante physique de leur fragilité.  

Pierre Achard

 24- Les  seniors  n'apprennent  rien  de  nouveau 

 I- A priori ou pensées irrationnelles :

Les cellules neuronales dégénèrent lentement mais progressivement. Au-delà de la cinquantaine, il en resterait peu, très peu pour permettre un apprentissage nouveau. De plus, les « seniors » seraient moins adaptables que les plus jeunes. Ils sont donc défavorisés.

La formation des seniors se heurterait à la difficulté de maîtriser les nouvelles technologies ;  ce qui n’est pas le cas lorsqu’il s’agit de travailleurs plus jeunes. Ces derniers ont un horizon plus long devant eux, ils savent, et l’em­ployeur avec eux, que cet effort de formation aura le temps d’être amorti ; ce n’est pas forcément le cas pour les « seniors »

.II- Où est la vérité ?  -     

 - Est-ce qu’il est plus difficile d’apprendre à cinquante ans qu’à vingt ans ? Oui. -    

 -  Est-ce qu’il est toujours possible d’apprendre au-delà de cinquante ans ? Oui. -     

 Au fond tout est question de vitesse d’apprentissage mais ce dernier reste suffisant pour permettre aux « seniors » de faire face aux nouveaux défis qui se présentent à eux, de s’adapter et de changer.  Leurs neurones restent capables d’interactions. -       

 

Souvent, les « seniors » doivent faire face à d’autres difficultés qui peuvent accentuer l’impression de leur déphasage cognitif ; en particulier les baisses des acuités visuelles et auditives, la difficulté de rester dans les concepts purs ou de procéder à un raisonnement déductif exclusif et enfin pour certains la désorientation spatiale. 

III- En pratique ou attitude rationnelle: 

A. La formation au cours de la vie professionnelle reste le seul moyen d’échapper à l’obsolescence technologique. B. La formation dans l’entreprise entretient et accroît le capital humain des « seniors ».Elle constitue pour l’entreprise un investissement aussi important que l’installation d’équipements nouveaux.

C.   Il faut espérer que le report de l’âge de la retraite permettra d’allonger l’horizon, de modifier les comportements et d’augmenter le niveau de formation de l’ensemble des salariés : y compris des « seniors ».

D.   Les « seniors » sont capables d’apprendre et d’innover. Leur résistance au changement ne dépend pas de leur âge mais du contexte dans lequel le changement s’opère.

E.   Leur manque de flexibilité est certes plus important que celui des jeunes. Mais il faut savoir que leur rigidité est plus réactionnelle que structurelle, en tous les cas elle cède devant l’implication, la participation et la motivation. 

Pierre Achard

 23- Les  « seniors »  n’ont  pas  de  mémoire :  ils  oublient  tout !  

 La perte de mémoire fait partie des symptômes tant redoutés par toute personne qui avance en âge.  Le  spectre d’un début de la maladie d’Alzheimer terrorise les malades et leur entourage. -      

La maladie d’Alzheimer touche 1,5% des « seniors » entre 65 et 70 ans, 4% entre 70 et 75 ans, 10% après 80 ans et 30% après 90 ans. -     

  La maladie d’Alzheimer est plus fréquente chez la femme que chez l’homme en raison d’une longévité plus grande.   La nature et l’importance du trouble de la mémoire seront recherchées chez le sujet de plus de 65 ans, ayant des antécédents familiaux de démence ou des antécédents personnels d’accidents vasculaires cérébraux, de traumatisme  crânien avec perte de conscience d’une heure ou plus, de diabète, et de maladie de Parkinson.  

Le stress chronique joue un rôle négatif sur l’hygiène mentale. En entretenant l’anxiété et la dépression, le stress interfère avec le mécanisme normal de la mémoire en particulier chez les sujets âgés.  

I- A priori ou pensées irrationnelles :

Les « seniors » ont du mal à retenir les évènements récents,  à  se rappeler les noms et à évoquer un évènement passé. Ce handicap dépend de l’âge. Il est inéluctable dans un contexte global d’affaiblissement progressif de l’ensemble des activités intellectuelles, .

Les chefs d’entreprise n’hésitent plus à manifester leur réticence en évoquant trois obstacles majeurs auxquels les « seniors » sont confrontés :  -    

   - le  coût des différentes formules d’apprentissage et des formations  

-  les « seniors »  peuvent se révéler plus difficiles à former du fait d’un manque de connaissances générales et de la trop grande nouveauté de ce qu’ils de­vraient apprendre..

- Pour le chef d’entreprise l’horizon trop court auquel les « seniors » font face rend peu rentable un investissement en formation.  .

 II- Où est la vérité ?

 1-    Plus de 65 % des personnes au-delà de 65 ans connaissent des troubles légers de la mémoire. 

2-    Chaque année, seulement 1% d’entre elles évoluera vers la maladie d’Alzheimer.3-    Des déficits plus sévères de la mémoire se retrouvent chez 10% des personnes âgées de plus de 65 ans. Chaque année, seulement 15%par an  évolueront vers une maladie d’Alzheimer4-    L’hygiène de vie s’avère utile dans le cadre des pertes minimes de mémoire liées au vieillissement naturel

 II-   En pratique : ou attitude rationnelle

1- La perte de mémoire  consécutive au vieillissement naturel peut être compensée par une gestion plus conséquente de la répartition des tâches dans la journée. Celles impliquant une grande concentration et une grande vigilance seront programmées aux moments de la journée où la vigilance est maximale : c'est-à-dire le matin. 

2- Réunions et entretiens seront programmés de préférence au courant de l’après midi.

3- La stimulation cognitive peut être obtenue par différentes techniques: toutes sont à la portée des “seniors”

4-Effet bénéfique de la lutte contre les facteurs de stress en recherchant l’équilibre entre le temps de  travail et la détente.

5- Poursuite d’une activité mentale, à travers des jeux d’assemblage de  puzzles, la lecture, des tests cognitifs simples, des exercices de réflexion permet de faire fa ce aux pertes légères de mémoire.

6- Une hygiène bénéfique pour le corps l’est aussi pour l’esprit : boire de l’eau, manger des légumes et des fruits, réduire les apports en graisses saturées et en sucre, les antioxydants etc.

7- Exercice physique ou la pratique d’un sport. 

8- Ni cigarette ni excès d’alcool.  Rechercher le sens dans les activités quotidiennes.  

Pierre Achard

22. FRAGILES, LES  SENIORS  SE  METTENT  PLUS  SOUVENT  EN  ARRET  MALADIE

 Les « seniors » sont classés en deux catégories : les malades et les fragiles. S’ils sont malades, ils cumulent deux désavantages, l’âge avancé et la maladie. S’ils ne le sont pas, ils restent néanmoins fragiles puisque l’âge est un facteur favorisant la survenue des maladies.  

I - A priori ou pensées irrationnelles ?  

1.    Le « senior » n’a aucune échappatoire : ou bien il porte en lui les facteurs de risques c’est à dire ceux accélérant la survenue des phénomènes pathologiques ou alors, et probablement après avoir longtemps cultivé ses facteurs de risque, il se trouve atteint de la pathologie annoncée

.2.    Transposons ce raisonnement aux jeunes qui fument. Ils peuvent aussi être classés en deux catégories : « jeunes et bien portants » ou « jeunes mais malades ». S’ils sont malades, ils ne sont pas productifs ; il faut alors les écarter du marché du travail  Si ces jeunes sont en apparence en bonne santé c’est que le tabac prépare à bas bruit le terrain sur lequel vont éclore à plus ou moins long terme, les accidents vasculaires cérébraux, les infarctus du myocarde, les bronchites chroniques, les cancers pulmonaires et bien d’autres complications rattachées directement à la cigarette.

3. Autrement dit comme chez les « seniors », la présence d’un certain nombre de facteurs de risque chez un jeune doit amener à la prudence puisqu’à tout moment les facteurs de risque peuvent déclencher la manifestation clinique.  

II- Où est la vérité ? 

La fragilité des « seniors » sous-entend leur passivité face à la maladie alors que toutes les études montrent qu’en réduisant les facteurs de risque, ils ont les moyens de rester en forme plus longtemps et de rester dans la course. Ils disposent malgré tout d’une certaine marge de manœuvre qui leur permet de rester en activité.

1.    A côté de ces données optimistes, d’autres études présentent un tableau moins positif des effets de l’âge. Elles montrent que l’âge augmente de manière systématique les probabilités que les « seniors » souffrent de diverses pathologies. Des tra­vaux complémentaires s’attachent à distinguer les effets du vieillissement de ceux dus à l’exposition à des conditions de travail difficiles.  

  

2.   Le vieillissement est un processus physiologique donc normal.

Est-ce que la fréquence de survenue de la plupart des pathologies augmente avec l’âge ? Oui.

Y a-t-il moyen de retarder la survenue de ces pathologies ? Oui.

Comment ? En s’attaquant aux facteurs de risque et cette politique est à la portée de tout le monde quel que soit l’âge.   

III- En pratique : ou attitude rationnelle

1.    L’évolution des thérapeutiques nouvelles nous invite à réfléchir non plus en incidence de telle ou telle autre maladie, mais en termes de facteurs de risque de survenue de certaines pathologies.

2.   Nous avons tous notre responsabilité par rapport à notre potentiel physique. Les conseils diététiques, la surveillance du poids, la réduction de certains apports notamment en graisses saturées et en sucre sont de réelles avancées dans notre lutte contre leurs effets délétères sur notre santé. Les ignorer accélèrera notre processus de vieillissement et nous fera franchir la frontière séparant le « senior bien portant » du « senior fragilisé par la maladie ».

3. En respectant les règles de prévention, en luttant contre les facteurs de risque, en développant notre propre résistance aux pathologies nous nous mettons dans les meilleures conditions pour mener à terme nos actions sans pour autant nous trouver dans l’obligation de passer par des arrêts répétés de travail pour stress, fatigue ou simplement incapacité à suivre le rythme imposé.

4. Cela veut-il dire que l’impact de nos gènes sur la survenue de telle ou telle autre pathologie disparaîtrait ? Non. Cela veut dire qu’elle sera minimisée au maximum car la lutte contre les facteurs de risque, à tout âge et chez les « seniors » en particulier est un bon atout pour vivre plus longtemps et plus confortablement 

Pierre Achard

21.  mythes  qui  reviennent  sans  arrêt  en  parlant  des  « seniors » 

 Les mythes racontent une histoire inventée de toute pièce se déroulant dans un contexte flou et non reproductible. Ils sont repris en chœur par la société qui veut s’expliquer, justifier, se rassurer par rapport à des a priori érigés en lois et systèmes de valeur. Les mythes prolongent un discours de rêve, une liturgie récitée et ancrée dans notre culture. Ils permettent de célébrer le sacrifice des « seniors », c’est à dire de ceux qui fêtent le commencement de leur vie de « vieux marginalisés». Dans  une série d’articles, nous rappellerons les mythes qui reviennent sans arrêt en parlant des « seniors ». Pour combattre ces a priori, il est nécessaire d’aborder chacun des mythes sous trois angles :

1. L’a priori qui est à la base de la pensée irrationnelle avancée par la société et reprise en chœur par certains acteurs économiques

2. L’état actuel de nos connaissances c’est-à dire la réalité rationnelle ou vérité ; celle reconnue et décrite par les scientifiques chargés d’évaluer le processus du vieillissement et enfin

3. Les conséquences pratiques qui tentent de savoir si la moindre rationalité reste capable d’expliquer le contenu du mythe évalué. Nous verrons que dans la majorité, sinon l’entièreté des cas, les « seniors » disposent d’une marge de manœuvre largement suffisante pour rester productifs et réussir les missions qui leur sont confiées.

Voici  une liste non exhaustive des principaux mythes qui enferment et isolent nos « seniors : -

Mythe N° 1  Fragiles, les seniors se mettent plus souvent en arrêt maladie -

Mythe N° 2  Les « seniors » n’ont pas de mémoire : ils oublient tout ! -

Mythe N° 3  Les « seniors » n’apprennent rien de nouveau. Ils vivent au passé

Mythe N° 4  Les « seniors » sont une charge pour leur entourage -

Mythe N° 5  Les « seniors » jouent un rôle marginal dans nos entreprises

-Mythe N° 6  Les « seniors » sont trop chers par rapport aux jeunes -

Mythe N° 7  Les « seniors » sont incapables de travailler en équipes. -

Mythe N° 8  Les « seniors » sont incapables de travailler de manière soutenue et longtemps - Mythe

 N°9  Les « seniors » n’auront pas le temps de profiter de leurs efforts. -

Mythe N°10 Les « seniors » sont figés dans leurs habitudes, incapables de changer et de s’adapter

Il faut aller au-delà de ces pensées irrationnelles et préparer les personnes concernées à progresser à leur rythme à la recherche d’un épanouissement en rapport avec leurs nouvelles responsabilités.

Pierre Achard

 20. AMOMENT  D' AGIR  IL N' Y A  PLUS  PERSONNE

Dans la fable Conseil tenus par les Rats, Jean de la Fontaine nous rappelle que si nous sommes actifs lorsqu’il faut discuter, méditer, planifier, nous perdons subitement toute initiative au moment de passer à l’acte.  

Pour illustrer ce constat, il nous invite à assister au conseil tenu par les rats brutalisés et désireux d’en finir avec ce « diable » de chat, Rodilardus, qui les massacre sans pitié.   Au cours du débat, les idées foisonnent et chacun y met du sien.

La stratégie est désormais claire : il faut impérativement attacher une cloche à la queue de Rodilardus pour mettre un terme à l’hécatombe et retrouver la vie paisible d’antan.   Chacun partage l’avis de « Monsieur le Doyen » et de ses conseillers. Cette mesure est à prendre « plus tôt que plus tard » afin que Rodilardus ne puisse plus les surprendre.   Le problème est autrement plus complexe lorsqu’il faut passer à l’acte.

Qui « attachera le grelot » ?  Comment allait-il s’y prendre ? L'un dit : "je n'y vais point, je ne suis pas si sot » ; l'autre justifie son inaction par un « je ne saurais le faire ».   Toujours est-il qu'au moment de délibérer, "la Cour en Conseillers foisonne" et qu'au moment d'exécuter l'on ne rencontre plus personne 

Pierre Achard  

 19. L' INTELLIGENCE  DE  CONSTRUIRE  A  DEUX

  L’intelligence du couple ne trouve pas son origine dans la dépendance de l’un pour l’autre. Elle n’est pas non plus l’expression d’une liberté sous contrôle et consentie d’un commun accord. 

L’intelligence dans le couple est avant tout dans l’interaction et dans l’échange.

 Question : comment échanger lorsque les hommes ont du mal à communiquer ?

Réponse : en évitant,  avant tout de céder aux stéréotypes qui ne veulent pas dire grand-chose. C’est quoi un homme ou une femme qui ne communiquent pas ? Y a-t-il un profil type compatible avec le qualificatif de mauvait communicant  

Question : vous voulez dire qu’il faut détailler ce que l’on entend par manque de communication ?

Réponse : oui car quelle que soit la bonne volonté du conjoint ou de la partenaire, tous deux auront du mal à répondre à une attente qui regroupe en elle plusieurs sous chapitres. 

Question : Vous voulez dire qu’il faut suffitamment d’intelligence pour aller au fond des choses, dire ce qui ne va pas et le dire en soufflant les solutions possibles. *

Réponse: : l’intelligence réside dans l’art de suggérer les bonnes réponses et surtout celles que l’autre est capable de réussir. Plus l’exigence est forte, plus l’échange sera difficile et bien entendu, tout s’aggrave, faute d’intelligence. 

Question : comment interagir ?

Réponse : en travaillant ensemble et sans relâche à avoir des objectifs à deux. A se battre dans la même équipe pour un résultat qui consolidera chacun et le couple. La dislocation se voit lorsque l’écart que l’on a vu naître se creuse faute d’agir à  temps.

Question : où est l’intelligence dans tout cela ?

Réponse : il n’y a pas que l’amour dans une concession. Il n’y a pas que du sentiment derrière certaines prises de position de votre partenaire .Il y a également un projet que l’on a décidé de construire ensemble. Avec des hauts et des bas ; mais ensemble et avec une cadence qui permet à l’un d’entraîner l’autre lorsqu’il hésite et vice versa.  

Pierre Achard

18. DU LIEVRE OU DE LA TORTUE : Q UI PARIERAIT SUR LA VICTOIRE DE LA TORTUE?

Le lièvre, nous dit Jean de La Fontaine, « n’avait que quatre pas à faire » pour dépasser largement une tortue bien plus lente à ses yeux. Il la laisse partir à son « train de sénateur » sans prendre au sérieux ni sa détermination, ni sa stratégie. Au fond, il n’avait rien à gagner à se mesurer à plus petit que lui. Il « méprise une telle victoire » et croit même « de son honneur de partir tard ».  

La tortue ne l’entendait pas ainsi. Elle avait tout à gagner, et sa persévérance l’amenait à chaque pas plus près du but.    

A la fin, quand le lièvre vit qu’elle touchait presque à la victoire ; « Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit furent vains : la tortue arriva la première »   La fable donne raison à la tortue qui triomphe malgré son « train de sénateur » et l’emporte face au lièvre qui n’a pas su « profiter de sa vitesse » et encore moins de ses atouts   

 Invraisemblable dirions-nous si nous voulions faire preuve de rationalité. Mais derrière cette aventure se cache un état d’esprit qui clame haut et fort : « à quoi sert la vitesse » lorsque nous ne partons pas à temps ! 

Car souvent et malgré notre empressement, nous manquons notre objectif. Nous en avions les moyens, mais nous ne sommes pas « partis à temps ».   Certains d’entre nous sont plus doués que d’autres pour « partir à temps ». Mais ce flair invisible qui dicte le moment de passer à l’acte n’est pas obligatoirement inné. Il s’acquiert à force d’entraînement. Il s’apprend. Nous n’avons pas le choix. Nous devons prendre le changement au bon moment  et nous adapter.  

Pierre Achard

17. PLUS  INTELLIGENT  QUE  LA  TESTOSTERONE

La testostérone est au banc des accusés. On lui reproche d’activer le comportement sexuel des hommes, victimes d’une sécrétion hormonale excessive et par salves incontrôlées.   

Cette activité subit certes quelques variations tout au long de l’année mais rien à voir avec les phases de rut qui sont ponctuelles et durant lesquelles l’animal est réceptif, voire consentant

.Le spectacle est à la fois tendre et touchant. Il met en scène des males qui s’affrontent pour gagner les faveurs des femelles. En attendant   celles-ci sont préoccupées à préparer leur parade nuptiale.   *

Avec l’émancipation de la femme, ses acquisitions culturelles et sa liberté ; les hommes seront certes de plus en plus appelés à séduire des candidates qui ont su ajouter à leur charme, l’épanouissement de leur indépendance financière et de leur maturité ; à égalité avec eux.

  Il est fort à parier qu’elles seront –et elles le sont déjà- bien plus séduisantes et enrichissantes que par le passé. Séduits, les hommes doivent s’attendre à une montée progressive du taux de testostérone. Rien d’anormal dans tout cela. Il suffit de faire prévaloir ce qui nous distingue de l’animal pour que le besoin devienne désir et l’abordage synonyme de tendresse et de sensualité.  

Pour les hommes, un sérieux travail de maîtrise de tout comportement sexuel agressif devient nécessaire ; car l’on ne pourra plus nous cacher derrière un taux élevé de testostérone pour justifier des abus, des harcèlements et des violences qui n’ont plus de raisons de se prolonger.   Le problème est avant tout celui de la maitrise de notre propre sexualité. Cela s’apprend et l’on ne peut en sortir que gagnants.

Pierre Achard

16. "L'INTELLIGENCE  PLACEBO"

 Pour qu’un médicament soit efficace, il faut que ses principes actifs ralentissent ou arrêtent la progression de la maladie. Tant que ces modifications n’ont pas lieu, il n’y a pas à proprement parlé d’efficacité intrinsèque du produit ingéré. Le produit est jugé inefficace.  Ce n’est pas pour autant qu’il sera dénué entièrement d’effets car même pharmacologiquement inactif, le médicament peut conserver un effet subjectif réel.   

De nombreux témoignages montrent qu’avant même qu’un produit puisse agir, on a souvent la sensation d’une amélioration évidente qui ne peut s’expliquer par les mécanismes d’action du médicament ingéré. On parle alors d’effet placebo comme pour dire « ça marche » même si l’on ne sait pas exactement pourquoi et surtout pour quelles raisons les uns en profitent et pas les autres.  

Qu’ils soient efficaces ou non, tous les médicaments restent capables de produire un effet placebo qui ajoute son effet bénéfique à celui de leurs principes actifs.  Lorsque suite à une piqûre d’insecte vous soufflez sur la main de votre enfant et que celui-ci dit aller mieux ; ce n’est pas la magie de votre souffle qui a agi mais bien un contexte psychoaffectif sécurisant qui a calmé la douleur en déviant l’attention du point de lésion ou tout simplement en rassurant l’enfant.   

 N’y aurait-il pas une intelligence placebo qui consiste à obtenir le meilleur de chacun en lui garantissant un minimum de conditions de sécurité, d’apprentissage et d’épanouissement ? 

 

  Elle agirait comme le fait le médecin c’est-à dire en libérant son patient de toutes les irrationalités qui le maintiennent dans ses problèmes sans jamais en sortir. « 

L’intelligence placebo » définit ainsi notre aptitude à maintenir une approche sécurisante des problèmes qui se posent  à nous. Elle renforce nos acquis et encourage leurs expressions. Elle  agirait probablement en facilitant la sécrétion à l’intérieur du cerveau « d’équivalents d’endorphines » qui restent à démontrer mais qui apaisent et libèrent  nos potentiels.  

Parmi la pléthore de médicaments commercialisés en France, la grande majorité exercent un effet placebo sur ceux qui les consomment. Certains n’ont que cet effet pour justifier le confort qu’ils induisent. Ce n’est certes pas suffisant mais c’est déjà un point positif. Encore faut-il que le risque encouru ne vienne pas aggraver à termes ces effets passagers.

Le drame du Mediator n’a pas fini de nous montrer à quel point nous devons en permanence nous souvenir du rapport bénéfice sur risque encouru à chacune de nos  prescriptions. Pour l’industriel, sous le terme bénéfice, il faut entendre avantage pour le patient et non simplement le gonflement des ventes.

Pierre Achard

15. POURQUOI  SOUFFRIR ?

La souffrance a inspiré les explications les plus diverses. Dans la plupart des cas, une raison est trouvée pour la justifier. A défaut, un rendez-vous est pris dans un au-delà ou une réincarnation bien plus favorable aux victimes et ceux et celles qui souffrent. Hors de question de se demander comment un créateur « immensément bon » se permettrait-il de laisser souffrir ses créatures. Faute de trouver une explication convaincante ; on nous sort l’argument imparable du « mystère » selon lequel nos cervelles ne seraient pas assez intelligentes pour comprendre le dessein de Dieu. Les religions se sont emparées du sujet et nous ont apporté des réponses jugées convaincantes pour les croyants et non-convaincantes pour les autres.  Voilà ce qu’elles nous apprennent 

  1-    Si nous souffrons c’est parce que nous  sommes des éternels insatiables et que notre insatisfaction permanente nous plonge dans la misère et l’envie. C’est notre « voracité » qui nous fait souffrir.

 2-    Pour certains, la souffrance serait un châtiment ciblant ceux et celles qui ne suivent pas à la lettre, les recommandations des textes sacrés ou tout simplement qui hésitent à se soumettre aveuglément et à s’effacer totalement devant Dieu.  C’est « l’expiation » qui nous fait souffrir. 

3-    Mais comme le Christ a connu la souffrance sans avoir péché, Dieu s’autorise   à utiliser la souffrance comme test lui permettant de mesurer la foi de ses créatures. C’et la souffrance par « défaut de loyalisme ».

4-     Néanmoins, la souffrance porte en elle quelques avantages dont pourraient profiter ceux qui souffrent. Elle leur permet d’enrichir leur foi, leur « âme » et à « se surpasser. Une véritable transformation s’opère parmi ceux qui souffrent.  C’et la souffrance « rédemptrice » qui leur permettra d’aller bien au-delà de leurs capacités.

5-     Pour que la souffrance porte en elle, une dimension « bénéfique » pour celui ou celle qui souffre ; il faut donc et à tout prix donner un « sens à la souffrance » et si rien n’est trouvé, il faut exploiter l’argument imparable ; celui de notre méconnaissance de la justice de Dieu

.6-    Enfin, l’argument qui console et affirme que comme toute chose sur terre, la souffrance a une fin. Tôt ou tard la personne qui souffre s’en libèrera !   Et que vivent les antalgiques !

Pierre Achard

14. A QUEL  AGE  DEVIENT - ON VIEUX ?

 L’OMS retient le critère d’âge de 65 ans. La définition sociale retient l’âge de la cessation d’activité professionnelle ; celle-ci varie d’un pays à l’autre. Les plus optimistes mettent la limite à 75 ans. Entre 60 et 74 ans l’on parle de « jeunes vieux », de « jeunes retraités » ou de 3ème âge. C’est au-delà de 75 ans que l’on devient « vieux » et que l’on démarre son « 4ème âge ».   Les « seniors » se situent entre 55 et 64 ans avec un glissement à droite qui s’explique par un meilleur état de santé et une meilleure qualité de vie des plus de 60 ans.

55-64ans : Entrée dans le 3ème âge

65-74 ans : 3ème âge ; les « jeunes vieux » ou "young olds"

75- 120ans : 4ème âge ; « vieux -vieux »  ou "old olds"

Cette classification en fonction de l’âge est dictée par les conventions sociales. Elle  est souvent en déphasage avec ce que peut ressentir un individu qui même au-delà de 60 ans sait que « rien n’a changé,  si ce n’est le regard des autres».   Comment expliquer alors ce fossé que l’on instaure entre les générations dès lors que la personne dépasse les 60 ans ? Nous pensons que ce regard nouveau vient du fait que nous faisons très facilement l’amalgame entre l’âge avancé à la notion de maladie associée à la vieillesse. Comme si la vieillesse était une maladie et non un phénomène physiologique progressif. On se met alors à scinder les « seniors » en deux : les « vieux bien portant » et les « vieux malades ». Comme on peut le deviner, cette classification simpliste rend indirectement la vieillesse responsable de toutes les pathologies rencontrées au-delà d’un certain âge ; ce qui est loin d’être vrai.    Ainsi, avec les progrès de la médecine, on sait que l’on ne vieillit plus aujourd’hui de la même façon que l’on vieillissait hier. La terminologie « senior » n’existe pas dans le langage médical 

Pierre Achard

13. "DIFFERENTIATE  OR  DIE"

Publicité et consommation ont pris une trop grande importance dans nos vies Notre environnement nous pousse à la consommation.

Nous avons établi un lien inexact entre niveau de consommation et notre bonheur. « Toujours plus » suppose une information en temps réel des dernières inventions, des tendances et des gadgets. L’acquisition invite à l’acquisition qui suivra dans une cascade de laquelle nous avons du mal à sortir.

La publicité est là pour nous inciter à acheter et à renouveler ce que l’on possède déjà. Les nouveautés n’apportent pas nécessairement plus de bonheur mais l’illusion d’être plus heureux. Pas pour longtemps puisque la télévision nous annonce l’arrivée de l’ordinateur de nos rêves ; celui que nous nous efforcerons d’acheter au plus vite sans avoir exploité au préalable toutes les possibilités qu’offre celui qui finira sa vie sur nos étagères. 

Le « differentiate or die » devient la stratégie de ceux qui savent nous exploiter. « Differentiate or die » apporte l’illusion qui motive l’achat et les objectifs des vendeurs sont atteints.    Alerte : Publicité et consommation ont pris  Pierre Achard

12. PRIORITE  A  L' ACTION  DANS  UN  ENVIRONNEMENT  DE  PLUS  EN  PLUS  EXIGEANT

 Les changements qui s’opèrent autour de nous bouleversent nos habitudes et ne vont pas nécessairement dans le sens que nous aurions souhaité. Certaines transformations nous fragilisent d’autres au contraire nous mettent en valeur et nous rapprochent de nos ambitions. Pris entre le marteau et l’enclume, nous sommes maintenant conscients du caractère irréversible de ces transformations. Nous avons peut-être plus d’une raison de manifester notre mécontentement mais si leur caractère inéluctable se confirme, toutes les expressions émotionnelles par lesquelles nous allons passer sont importantes à condition qu’elles n’envahissent pas le tableau et ne retardent pas notre passage à l’action.

 Autrement dit, quelle que soit la vitesse à laquelle nous traversons les stades menant à l’action, cette dernière étape est fondamentale. C’est d’elle que dépendra notre positionnement par rapport à ce qui bouge autour de nous ; c’est-à-dire notre capacité d’adaptation et notre efficacité. 

  - Si nous bougeons moins vite que notre environnement, nous devons à un moment ou à un autre rattraper le temps perdu. -                                                                       

- Si nous bougeons à la même vitesse que notre milieu, nous pouvons nous d onner le temps de l’adaptation sélective pour que nos actions servent au mieux nos intérêts.     

 -Si nous allons plus vite que ce qui nous entoure, nous pouvons espérer exercer un peu plus d’influence sur le cours des choses et aspirer à en tirer le meilleur profit.

 Pierre Achard

11. LES  RELIGIONS  NE  CHANGENT  PAS ; SEULS  LES  HOMMES  CHANGENT

Les religions sont résistantes au changement. Elles nous enferment dans des boites et nous contrôlent grâce à un endoctrinement systématique que nous subissons dès notre plus jeune âge. Peu nombreux sont ceux qui ont fait le choix rationnel d’une religion par rapport à une autre. L’endoctrinement est héréditaire. Celui qui naît en Arabie a de fortes chances d’être musulman ; celui né en Inde suivra probablement la religion hindoue. Les chrétiens n’échappent pas à cette règle. L’adhésion à la religion ne relève pas d’une conviction réfléchie ou d’un choix délibéré. Elle est le fruit de notre endoctrinement familial, culturel et social. Chaque religion a ses vérités et ses certitudes. Les autres sont -bien entendu - dans l’erreur et leurs fidèles iront tous en enfer. L’endoctrinement que nous subissons dans notre enfance détermine les dogmes à travers lesquels nous devons interpréter et apprendre à naviguer.  Les vérités qu’on nous a enseignées ne peuvent pas et ne doivent pas, être contredites

 

 

 Le rejet forcé de toute croyance ou idée non autorisée consolide notre appartenance au groupe.  Les religions ne changeront pas. Comment en serait-il autrement puisqu’elles sont convaincues d’être dans la certitude.  Le caractère intemporel des textes sacrés applicables à toutes les civilisations et à tous les temps rend le doute sacrilège et la critique impossible.Les réformes ne devraient pas viser à modifier les croyances mais à moduler leurs interprétations pour rapprocher les fidèles de toute confession autour de valeurs humaines et universelles.                                                      Toutes les religions devraient partager ces mêmes valeurs. Il est plus facile de changer les hommes que de s’attaquer aux fondements de leurs croyances.                                                                      Pierre Achard

10. A  QUEL  AGE  DEVIENT-ON  SENIOR ?

 Les travaux internationaux semblent placer le seuil à 50 ans. En France la carte « Senior » est délivrée à partir de 60 ans.  Si l’on se réfère au taux d’emploi, force est de reconnaître qu’en France la barrière des 60 ans est de plus en plus évidente dans les statistiques de l’emploi puisque le taux d’emploi des 60-64 ans et celui des 55-59 ans est l’un des plus faibles d’Europe. De 55 à 59 ans : le taux d’emploi en France serait de 54% De 61 à 64 ans, le taux passerait à 13%   Ainsi, le groupe des 50-54 ans serait moins touché par la crise de l’emploi. C’est entre 55 et 64 ans que se situe la tranche d’âge fatidique de l’entrée des « aînés » dans le groupe des « seniors ». Cette appellation devient alors synonyme de précarité et d’inactivité sur le plan professionnel.

Pour faire simple, nous dirions :

- Entre 55 et 59 ans : Trop tard pour les inclure dans les projets

- Entre 61 et 64 ans : L’exclusion est d’office

- Des raisons d’optimisme pour l’avenir sont réels. Les effets ne sont pas attendus de sitôt.

 Les effets ne sont pas attendus de sitôt.   Le faible emploi des « seniors » limite la capacité de production de notre pays et augmente la dette sociale. Nos experts sont largement capables d’apporter les solutions adaptées pour sortir de cette situation.

Dans les articles qui suivent, nous allons directement interroger la science gériatrique pour savoir et comprendre si les a priori auxquels les « seniors » sont soumis trouvent encore la moindre justification.  (A suivre)

9. MYTHES  QUI  ENFERMENT  ET  ISOLENT  LES  "SENIORS":  Introduction

Nous vivons de plus en plus longtemps. Un enfant qui nait aujourd’hui a des chances de vivre dix ans de plus que celui né en 1950.  La mortalité infantile a diminué et nombreuses maladies sont mieux traitées avec pour conséquences immédiates, un allongement de la durée mais aussi de la qualité de vie. Ces données démographiques modifient dès aujourd’hui notre paysage social. Elles invitent les plus jeunes et leurs ainés à une adaptation permanente pour adapter au mieux leurs ressources disponibles au changement qui s’opère autour d’eux.   La cohabitation intergénérationnelle n’est pas sans poser des questions auxquelles nous voulons apporter une réflexion dans une série d'articles.  Certains a priori dressent des barrières infranchissables qui augmentent l’incompréhension et l’incertitude.  L’objectif de cet ouvrage est d’apporter un éclairage simple sur les réalités que rencontrent nos ainés. Le but est de comprendre comment l’on devient  « senior » afin d’identifier les points de convergence entre les générations et permettre à chacun de jouer pleinement son rôle en partageant et en construisant avec les autres. 

Cette démarche nécessite de savoir ce qui change et ce qui ne change pas avec l’âge afin de s’y préparer. C’est à ce prix que le relais des générations se fera dans les meilleures conditions.Le passage du cap de la cinquantaine et encore plus de la soixantaine, change le regard des jeunes par rapport à leurs aînés. Ils les voient presque en fin de parcours. Lorsqu’il fait connaître son âge, ils ne peuvent s’empêcher de s’exclamer « déjà cinquante ans » : une phrase de trop, qui annonce le début d’une rupture. Si cette dernière est justifiée, elle n’est pas obligatoire. Du côté des « seniors » le passage à un nouveau cycle de vie est bien plus complexe. Il va falloir s’adapter à son nouveau statut, accepter ses nouvelles conditions physiques, se préparer à la progression inéluctable vers un vieillissement physiologique, accepter les retouches que le temps apporte à son portrait et à celui de ses proches, apprendre à vivre pleinement en tenant compte de son nouveau rôle dans la société.

Pierre Achard

 8. " I  HAVE  A  DREAM"

  MALCOLM X  vs. MARTIN LUTHER KING 

« I have a dream»  

*Le “dream” dont parle Martin Luther King Jr se situe à une époque   où les Noirs ne fréquentaient pas les mêmes écoles publiques que les Blancs   et   se voyaient refuser le droit de vote. Dans les bus, ils montaient à l'arrière, les Blancs devant.   En refusant un jour de céder sa place à un Blanc,   Mme Rosa Parks, remet le statu quo en question et King prend sa défense.

Si l’histoire a reconnu son combat pour la justice et l'égalité, elle a tout fait pour effacer celui de Malcolm X. Lui aussi avait « le même dream ». 

Malheureusement, il a opté pour la violence et a « péri par la violence ». Mais à y penser, lequel d’entre nous ne dirait pas aujourd’hui comme lui - «Black is Beautiful» ? Deux approches, deux antagonismes et deux destinées qui menaçaient l'establishment américain.  Deux méthodes pour un même combat. Tous deux militaient pour ce que l’on appelait à l’époque, le « pays du libre et le foyer du brave ». On en est encore bien loin

 Pierre Achard

7. PLUS  JEUNE  ET  PLUS  FACILE  A  IMPRESSIONNER

 Faute de pouvoir convaincre une femme de l’intérêt qu’il représente, à cinquante-cinq ans, Jules se lie d’amitié avec une jeune de 25 ans.Il se plait à constater qu’elle n’a aucune exigence particulière, qu’il arrive à lui faire accepter les prouesses qu’il n’a jamais réussies.

Jules dit se sentir renforcé par sa présence et son écoute. Il a enfin trouvé la femme "jeune" qui comprenne ses qualités intrinsèques ; celles qu’elle n’a peut-être pas eu le temps de découvrir ou plus vraisemblablement de contester.Elle est là, impressionnée par ce mâle hors pair qui n’en finit pas d’évoquer ses prouesses sans en donner la moindre preuve de leur véracité.

 Elle m’adore” répète-t-il à qui veut bien l’entendre. Il serait plus prudent de rajouter “pour l’instant” car sauf exception, la réalité finit toujours par l’emporter et la différence d’âge ne sera pas compensée par des prouesses exceptionnelles.

L’ennui s’installe. Bientôt ils ne trouveront plus dans l’intimité de leurs relations sexuelles le semblant de lien qui consolidait à ce jour, un édifice bien fragile. Jules a plus envie de se prouver qu’il peut encore plaire. Il ose à peine à se tourner vers sa "vieille" campagne qu’il n’arrive plus à convaincre de ce qu’il n’est pas. Un substitut plus jeune est une proie facile, naïve et facile à impressionner. Où est l’intelligence dans tout cela ? Sans remettre en cause la sincérité des liens qui peuvent unir des personnes d’âges différents, nous restons convaincus que rien n’est plus agréable que de vieillir avec la personne que l’on aime

Pierre Achard

 6. DES  ROSES  POUR  MARLENE

 Il faisait froid ce jour et tous les vols avaient pris du retard. Les passagers en correspondance pour Colorado Springs devaient attendre minuit avant de décoller. Les heures passent et se ressemblent. L’ennui s’invite et l’agressivité monte. La fatigue se lisait sur tous les visages, l’irritation aussi. L’attente fut plus longue  que prévue jusqu’au moment où l’annonce du départ se confirme. Le vol prolongeait le temps d’attente au point que les minutes comptaient doubles et les passagers étaient de plus en plus impatients d’arriver. A l’approche de l’atterrissage, un homme proche de la cinquantaine se lève et sort de ses bagages cinquante roses. Il aborde les passagers en leur expliquant que ce jour était le jour d’anniversaire de Marlène. Il leur demande de bien vouloir lui remettre une rose à leur descente d’avion. 

 Tout le monde accepte de jouer le jeu et progressivement les sourires envahirent les visages. On finit par oublier l’irritation et la fatigue. Une ébauche de complicité fit son apparition dans les rangs des passagers. A l’atterrissage, Marlène accueille son époux et se vit offrir une rose par cinquante passagers avec le sourire en prime. Cet épisode montre à quel point une initiative peut changer les attitudes et les comportements.  Il a suffit de donner aux voyageurs une merveilleuse opportunité de penser à une belle histoire d’amour pour faire passer leur fatigue et leur irritation au deuxième plan. (Histoire inspirée de : The Achievement  Zone, Shane Murphy-1997

Pierre Achard

5. UN OBJECTIF: NOUS ADAPTER

  Notre environnement impose sans arrêt de nouvelles contraintes qui vont dans le même sens ou à l’encontre de ce que nous recherchons. Ces transformations font désormais partie intégrante de notre quotidien. Elles peuvent à la longue  nous déstabiliser au point  qu’il est classique de dire que le changement reste la seule certitude des temps modernes.   A la question : faut-il nous adapter, la réponse est oui.  Nous ne pouvons pas rester inactifs face à ce qui bouge autour de nous. La politique de l’autruche qui consiste à faire comme si rien ne se passait n’aura que des conséquences négatives à terme. Si l’environnement bouge et que le changement porte sur tel ou tel autre paramètre, un travail d’adaptation devient nécessaire. Il nous mettra en phase avec ce qui bouge et ce qui progresse.   

Si nous refusons de regarder les transformations en cours pour les intégrer dans nos stratégies de vie, nous serons moins préparés que les autres à y faire face et cela n’est pas à notre avantage.

   Prenons l'exemple du coureur qui relie la Concorde au Châtelet. Sa route est tracée. Il court à une vitesse régulière et normalement, il devrait arriver à destination sans encombre. Imaginez un instant que les règles du jeu changent en cours de route et que le point d'arrivée ne soit plus le Châtelet, mais la Bastille.   Dans ce cas le coureur a le choix : ou bien il poursuit sa route en direction di Châtelet  sans tenir compte des nouvelles règles, ou au contraire il en tient  compte et change son itinéraire de façon à pouvoir arriver à destination dans les meilleurs délais. Là aussi, le choix nous appartient et bien sûr le résultat ne sera pas le même.  

Grâce à notre volonté d’adaptation, nous nous maintiendrons dans la course et nous ne serons pas exclu de la compétition   La vigilance s’impose car le changement qui s'opère autour de nous se fera de toute façon avec ou sans notre consentement. Le choix nous appartient et les conséquences ne seront pas les mêmes.   

Pierre Achard

 4. Suffisamment intelligents pour être heureux

 Pour Calvin Coolidge, " les cyniques ne créent pas ". Taz Kinney renchérit en rappelant que  " le travail du docteur était de guérir occasionnellement, d’aider fréquemment, et de consoler toujours! ".

Le bonheur serait-il dans le service rendu ?  Le pouvoir de pardonner, de comprendre et de se mettre à la place de l’autre ? Autant d’interrogations qui invitent à la réflexion et dont l’approche est certes complémentaire de l’individualité récompensée qui fait également le bonheur.

Question : être intelligent n’est-ce pas avant tout être heureux ?                                  Réponse : oui. Le problème c’est que ce critère est difficilement quantifiable. Au bonheur individuel, nous serions prêts à rajouter la volonté de partager sa joie avec les autres.

Question : que faut-il entendre exactement par être heureux ?                                    Réponse : chacun situe le bonheur en fonction de ses aspirations, ses ambitions et ses recherches personnelles. Il faut déjà connaître ce que vous recherchez au fond de vous pour connaître le moment où vous vous en rapprochez au plus près. Mais, à côté des recherches spécifiques, le bonheur est souvent un état où l’individu est libre de toute anxiété ou peur. Il vit sereinement sans culpabilité, sans ressentiment ou souci. .

 Il progresse dans un contexte où le stress est réduit à sa plus simple expression. Il se retrouve à l’abri des émotions négatives, du doute et de la colère.          

Question : dans votre définition les émotions prennent une place non négligeable                                                                                                                            Réponse : oui car le bonheur s’apparente à la maîtrise de la peur et du désir. Un contrôle qui permet à l’individu d’échappe à la frustration et à la tristesse. N’est-ce pas le début du bonheur ?   

Question : comment marier intelligence et bonheur ?                            Réponse : être heureux implique le maintien d’un équilibre entre l’environnement avec ses difficultés, la vie intérieure avec ses ambitions, ses désirs et la place à accorder aux autres dans cet ensemble.   C’est en quelque sorte le fruit de l’analyse de la situation, de la synthèse des paramètres clés, de la maîtrise de leur application au quotidien sans négliger l’inclusion des autres. On y trouve ainsi les principales aptitudes que l’on décrit chaque fois qu’il s’agit d’intelligence globale  

 Pierre Achard

 3. Ecouter d’abord pour comprendre avant d’agir

Romain est introduit par la secrétaire dans le bureau d’un ophtalmologiste qu'il venait consulter. Inquiet de se retrouver seul face à des planches anatomiques longeant les murs, notre patient scrute avec angoisse l'arrivée de son médecin. Ce dernier l'invite à prendre place et d'un ton ferme lui demande le motif de sa visite. « Je viens consulter parce que ma vision baisse et que je n'arrive plus à lire comme par le passé ». Du mal à lire! reprend le médecin. Oui, confirme le patient qui suit du regard les gestes peu rassurants de son ophtalmologiste. Ce dernier retire ses propres lunettes et les tend au jeune patient en murmurant : « Voilà des années que ces lunettes me permettent de lire. Tenez! je vous les donne! » Un peu étonné, notre patient a du mal à comprendre mais le médecin le rassure :

  « Ces verres m'ont fait beaucoup de bien, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même pour vous ! » Le patient exécute les consignes et à sa grande surprise le port des lunettes n’améliore en rien ses problèmes car à présent, non seulement il ne voit toujours pas de près, mais sa vision de loin accuse à son tour de sérieux déficits Cet exemple adapté de S.R. Covey dans son excellent ouvrage, « The 7 habits of highly effective people » est certes caricatural mais il montre à quel point il est important de poser un diagnostic avant tout geste thérapeutique.  Il n’y a pas de traitement efficace qui ne soit précédé d’un bon diagnostic. 

Pierre Achard

2. Notre valeur dépend de notre capacité à échanger.

Echange et partage du savoir permettent une prise de conscience de l’apport de chacun d’entre nous et de notre rôle dans la performance du groupe auquel nous appartenons.

L’importance d’un groupe n’est pas le fait d’un cerveau dominant qui draine sans réserve son savoir à des coéquipiers. L’enrichissement s’obtient grâce à une association créatrice entre l’ensemble des individus impliqués. Chacun apporte sa réflexion et son savoir.

Chacun d’entre nous possède deux hémisphères cérébraux à la fois autonomes et diversifiés. L’enrichissement du groupe n’est rien d’autre que la somme de ce que chacun des hémisphères de ses membres apporte à l’ensemble.

-  L’intervention dominante et exclusive du chef exprime le contenu de ses deux hémisphères cérébraux à l’exclusion des hémisphères des autres membres.

-  Lorsqu’une équipe de huit membres partage et collabore, le résultat exprime le contenu de 16 hémisphères cérébraux soit :  8 X 2=16

-  Jusqu’à nouvel ordre, 16 >1  

Quel que soit notre secteur d’activité, nous devons avoir en permanence le souci d’associer nos idées à celles des autres, de les regrouper pour enfin apporter une réponse concertée aux interrogations de la vie.

Ce n’est pas ce que l’un ou l’autre d’entre nous pense qui apporte de la valeur ajoutée, mais bien ce qui résulte de nos échanges.

Pierre Achard

1. Ne refusons pas la différence

Toute malformation, qu’elle soit visible ou non, entraîne certaines différences que nous percevons. Elles peuvent être physiques et porter sur les différentes parties de notre corps. Elles peuvent toucher exclusivement certaines aptitudes et notamment notre intelligence et entraîner des comportements et des attitudes qui ne sont pas forcément celles que nous avons l’habitude de croiser. On appelle cela une différence entre ceux qui vivent côte à côte, se regardent et apprennent à se connaître. 

Toute personne différente porte comme chacun d’entre nous une identité qui la caractérise. Elle a aussi sa propre histoire. Même si son parcours ne suit pas nécessairement celui que nous avons traversé, il existe et ne peut qu’enrichir la dimension humaine que nous partageons ensemble. 

Toute personne handicapée porte un nom. Elle n’est ni l’autiste, ni le trisomique du quartier. Tout comme Monsieur Legrand n’est pas le diabétique de la rue d’Assas, ni Mme Lorraine, l’obèse du boulevard.

La personne que nous avons en face de nous a souvent un joli prénom et comme nous, elle aime bien qu’on l’utilise pour la désigner. Auriez-vous aimé qu’on parle de vous à la troisième personne comme si vous n’aviez aucune existence propre ? Non.

Alors prenons l’habitude de les désigner non pas par leurs particularités, mais par leurs prénoms. Il en sera de même pour leurs proches. Ainsi, Monsieur et Madame Dutourd ne seront pas les parents du trisomique de l’immeuble. Ils ne devraient pas être identifiés par rapport à l’invalidité de leur enfant. Jérôme non plus n’est pas seulement le frère du jeune infirme. Sa sœur Léa aussi a sa propre dimension malgré le contexte particulier qu’elle vit en famille. Des détails certes, mais qui feront toute la différence. Il suffit d’en tenir compte pour que notre regard sur la diversité ne s’accompagne ni d’exclusion, ni de rejet. 

Pierre Achard

 

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